Le coût du capital en évaluation d'entreprises : la quête des fondamentaux

par Flavie Fabre-Azema

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Laurent Batsch.

Soutenue en 2003

à Paris 9 .


  • Résumé

    Les enseignements donnés par la théorie financière en matière d'évaluation des entreprises et de mesure du coût du capital sont confrontés à des limites. La première porte sur la fonction d'évaluation remplie par les marchés financiers. La conjoncture économique récente a mis en cause la capacité des évaluations boursières à donner une évaluation objective des sociétés. La seconde est liée à la mesure du coût des fonds propres par le MEDAF, dont les qualités rencontrent, depuis les années 70, de nombreuses critiques. La dernière est relative à la sensibilité du coût moyen pondéré du capital aux variations de la structure financière. Dans un tel contexte, comment les outils de l'évaluation peuvent-ils répondre à l'objectif d'une mesure fondamentale de la valeur de l'entreprise et comment sont-ils manipulés par les professionnels de l'évaluation ? Comment, enfin, contourner les problèmes de mesure du coût du capital pour estimer la valeur fondamentale des entreprises ? Partant d'une étude menée sur les pratiques d'évaluation des analystes financiers, les travaux présentés visent à étudier les sous-jacents fondamentaux du coût du capital. Les résultats des études montrent tout d'abord la volonté des analystes financiers de rompre avec les valorisations boursières en choisissant, depuis la fin des années 90, des techniques d'évaluation de l'actif économique des entreprises. De plus, le coût des fonds propres est toujours calculé par addition d'une prime de risque au taux sans risque plutôt que par recours au MEDAF. Ensuite, les études révèlent que le coût du capital, calculés pour un échantillon de 114 entreprises, selon la méthode du taux interne de rendement, est positivement corrélé à la rentabilité économique, à l'intensité capitalistique, à la taille de l'entreprise et au taux de croissance du chiffre d'affaires, et négativement corrélé au poids des immobilisations corporelles et aux opportunités d'investissement. Enfin, les résultats impliquent que ces facteurs jouent un rôle déterminant à la fois sur le coût du capital et la structure financière.

  • Titre traduit

    The cost of capital incorporate valuation : the quest for fundamentals


  • Résumé

    The lessons brought by financial theory in the matter of corporate valuation and the measure of the cost of capital have several limits. The first pertains to the method of valuation used on the financial markets. The recent volatility in stock prices has called into question the market's ability to reflect the fair value of the firm. The second relates to the value of equity using the CAPM often criticized since the early 70's. Another limit concerns the sensitivity of the weighted average cost of capital to capital structure changes. How, in that context, can we find the proper tools to determine the right fair value of the corporation or the appropriate way to measure cost of capital? Based on a study related to the practice of financial analysts, this work aims at finding fundamental determinants of the cost of capital. First, we realised that the analysts have now moved from a simple market valuation to a method based on the value of the total assets of the firm. Then, cost of equity is often determined by the addition of a risk premium to the risk free rate, rather than using the CAPM. A survey of 114 companies reveals that the cost of capital, according to the Internal Rate of Return method, is determined by specific corporate ratios. Moreover, we found out that those ratios are key determinants for both the cost of capital and the capital structure.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (343 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : bibliogr.p328-343.Index

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