La souveraineté monétaire française et l' intégration européenne : une application de la théorie de la neutralisation

par Marc Costaz

Thèse de doctorat en Sciences politiques

Sous la direction de Jean-Marie Vincent.

Soutenue en 2003

à Paris8 .


  • Résumé

    Following a study on the history of the relations between the political power and the currency and an investigation on the political, monetary and financial environment led by the International Monetary system, this thesis approaches the motivations, the carrying out and the involvement of the economic and monetary union. Beyond the institution of a budgetary discipline resulting from a limitation of the economic sovereignty, it is the Neutralization of Political Sovereignty within the nation-state and the hegemony on the European level that is being considered. This strategy of Neutralization of politics consists in creating undemocratic organization – such as the European Central Bank – ensure discreet running means in order to favour control, power and influence. It is a question of new strategy of power in international relations developed by the industrialized countries which, henceforth, stored war to Rogue States. The Neutralization of politics is not without risks for Democracy as testifies the electoral success of the far wing movements in several European states.

  • Titre traduit

    ˜The œFrench monetary sovereignity ant the European integration : a practice of theory of neutralization


  • Résumé

    Après une étude historique sur les rapports entre le pouvoir politique et la monnaie puis une recherche sur l'environnement politique, monétaire et financier résultant de la fin du Système monétaire international, cette thèse aborde les motivations, la réalisation et les implications de l'Union économique et monétaire. Les positions de la France et de l'Allemagne ont été plus particulièrement étudiées : les prétentions initiales françaises, ses renonciations successives à imposer sa vision de la monnaie unique et les débats politiques qu'elles ont suscités dans l'opinion publique et au sein des partis politiques ; la stratégie allemande tendant à formuler, après le traité de Maastricht, des exigences supplémentaires de forme (localisation de la Banque centrale européenne, nom de la monnaie) et de fond (Pacte de stabilité), stratégie dont le succès nous laisse penser qu'elle fut élaborée loin de tout empirisme. Au-delà de l'instauration d'une discipline budgétaire et conséquemment d'une restriction de la souveraineté économique, c’est la neutralisation de la souverainté politique au sein de l'Etat-nation et l'hégémonie au niveau européen qui sont envisagées. Cette stratégie de neutralisation du politique à l'aide d'organisations non démocratiques (comme la Banque centrale européenne) reproduit celle réalisée par les Etats-unis après la seconde guerre mondiale : elle consiste à créer des organisations, à en formuler discrétionnairement le fonctionnement afin de pouvoir en tirer bénéfices, contrôle et influence. Il s'agit d'une nouvelle stratégie de puissance dans les relations internationales, élaborée pour les pays industrialisés et qui se substitue à l'usage de la force militaire désormais réservé aux « Etats bandits ». Cette neutralisation du politique n’est pas sans risque pour la démocratie comme l’attestent les succès électoraux des extrêmes et l’intégration des droites populistes dans de nombreux gouvernements européens.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (594 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 585-594

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 2472
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