Alliance objective, méfiances réciproques : les États-Unis, la France et l'Afrique noire francophone dans les années soixante

par Pierre-Michel Durand

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pierre Mélandri.

Soutenue en 2003

à Paris 3 .


  • Résumé

    Dans le champ des relations franco-américaines pour la période gaullienne, riche de multiples études, la question de l'Afrique francophone est sans doute l'une des seules qui n'ait été abordée. Cette thèse ne se propose que de combler ce vide historiographique, cette problématique des relations franco-américaines apparaissant par ailleurs comme un axe d'étude pertinent pour étudier la politique africaine du général de Gaulle, chantier aussi encore largement en friche. Les années soixante constituent en outre un moment-charnière : jamais sans doute les Etats-Unis n'ont accordé à l'Afrique une place aussi importante. Après Bandoeng et la vague de décolonisation en Afrique, comme une accélération de l'histoire paraît s'opérer : l'Amérique ne doit-elle pas s'appuyer sur ces forces montantes du nationalisme plutôt que sur son allié colonialiste ? Les hésitations de Washington en la matière dans les années 1960 et 1961 seront durement ressenties par Paris. Quoique partenaires objectifs sur ce terrain africain, les deux alliés ne peuvent dès lors plus se faire réellement confiance, et si peu à peu l'Amérique abandonne un continent noir qui perd de son importance, Paris continuera constamment à craindre et contrôler ses amis américains.

  • Titre traduit

    Objective alliance, reciprocal mistrusts : the United States, France and French-speaking black Africa in the sixties


  • Résumé

    The question of Subsaharian Africa is one of the only few which has not been dealt with within the well-known field of French-American relations. This PhD. Which aims at studying the relations between France, the US and Subsaharian Africa in the Sixties has just be written to fill this historiographic gap. The Sixties are such a crucial time that the US have probably never taken a bigger interest in Africa than then. Following the Bandoeng conference, the rise of African nationalism and the wave of decolonization seem so irresistible that the US start fearing that the entire, huge African continent could become a new frightening battlefield of the Cold War. The US are in a way condemned to look carefully to African countries they prior almost ignored. In fact with John F. Kennedy's access to the presidency, the Americans seem to prefer taking the side of these rising nationalisms than supporting their french allies. Tense, suspicious during the previous French decolonization, as their interests were often contradictory from Indochina to Algeria, the French-American relations in Africa are therefore particularly mistrustful.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (899, 311 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 275-311

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