Recherches sur le sacrifice en Etrurie : VIIième siècle-Iier siècle avant J.C.

par Laurent Hugot

Thèse de doctorat en Histoire ancienne

Sous la direction de Jean-René Jannot.

Soutenue en 2003

à Nantes .


  • Résumé

    Une longue enquête nous a permis de réunir un volumineux corpus constitué de sources iconographiques, archéologiques et littéraires concernant les sacrifices en Etrurie. Nous avons montré qu'au moins au départ, la religiosité semble presque exclusivement tournée vers le culte des défunts, fondement du pouvoir des grands princes de l'Orientalisant. Les rites pratiqués consistent principalement dans des libations de sang et/ou de vin et probablement des offrandes. Au VIième siècle avant J. C. , au moment où disparaissent les grands princes, on voit clairement apparaître des sanctuaires aux portes des nécropoles et d'autres sanctuaires, qui existaient auparavant hors des zones de nécropoles mais qui étaient très peu aménagés, semblent retenir toute l'attention des bâtisseurs étrusques. Nous avons mis en évidence que les espaces sacrificiels pouvaient prendre des formes différentes mais qu'ils devaient obligatoirement répondre à des impératifs formels pour que les rites soient opérants. Grâce aux Grecs, les Etrusques adoptèrent deux systèmes de communication qu'ils ne maîtrisaient pas ou très mal auparavant : l'écriture mais également les images peintes, gravées ou moulées sur les supports les plus divers. L'analyse typologique et thématique de ces représentations nous a permis suivre, l'apparition, l'évolution des formes d'autels et leur disparition au fil des siècles. Si l'autel avait une position centrale dans le culte, la notion d'espace sacrificiel est fondamentale pour comprendre le fonctionnement des sacrifices en Etrurie. L'analyse de ces espaces sacrificiels permet de montrer l'originalité des sacrifices étrusques par rapport aux sacrifices grecs et romains.

  • Titre traduit

    Researches about the sacrifice in Etruria : 7th-Ist centuries B.C.


  • Résumé

    A long investigation allowed us to collect a voluminous corpus of iconographical, archaeological and literary sources dealing with sacrifices in Etruria. We showed that, at the beginning,"religiosity" seemed to be exclusively turned towards the cult of Deceased and Ancestors. It founds and assures the power of the Great Princes. The rites observed consist principally in libations of blood and/or wine, and probably offerings. In the 6th century B. C. , when the Great Princes disappeared, we can clearly see the emergence of sanctuaries at the entries of necropolis. The other sanctuaries, who existed before out of the zones of necropolis but which were less developed, seemed to catch the attention of Etruscan builders. We showed that the sacrificial sites should have several forms, but they had obligatorily to be built according to formal constraints. Thus the rites would be done. From the Greeks, the Etruscan adopted two systems of communication less mastered before: writing, and images painted, engraved or molded on varied supports. Typological and thematic analysis of those representations allowed us to follow the emergence and the evolution of altars forms and there disappearance across the centuries. If the altar had a central position in the cult, the notion of "sacrificial site" is fundamental to understand the functioning of sacrifices in Etruria. The analyses of these sacrificial sites show the originality of Etruscan sacrifices compared with Greek or Roman sacrifices.

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Informations

  • Détails : 4 vol. (966 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 509-610

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 03 NANT 3031
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