Teneur de la chitine des parois, relation avec la résistance des levures à l'amphotéricine B

par Karim Bahmed

Thèse de doctorat en Pharmacie. Sciences du médicament

Sous la direction de Joël Coulon et de Roger Bonaly.


  • Résumé

    Afin de définir le rôle de la paroi et en particulier la chitine dans la résistance des levures à l'Amphotéricine E, plusieurs espèces et souches sont utilisées pour cette étude : Rhodotorula, Schizosaccharomyces, Candida et Kluyveromyces. Bien que ces levures ne soient pas des agents pathogènes (à l'exception de la souche Candida albicans), elles ont la caractéristique d'avoir des différences de résistance ainsi que des taux de chitine différents. Les sphéroplastes des souches étudiées ont montré une sensibilité élevée à l'AmE. En effet, les levures débarrassées de leur paroi sont 3 à 6 fois plus sensibles à l'AmE que les cellules intactes, et dans ces conditions les différences de sensibilité à l'AmE entre les souches sont moins prononcées. De plus, l'extraction et le dosage des stérols des levures ne montrent aucune relation directe entre la quantité de ces stérols et en particulier de l'ergostérol et la résistance de ces levures à l'AmE. Ceci montre que la membrane n'est pas la seule structure cellulaire impliquée dans le mécanisme d'action de l'AmE. Il existe donc un rôle de la paroi dans l'action de l'AmE sur les levures. Dans le but de perturber la structure pariétale et de cibler ainsi le composé intervenant dans la rés'istance des levures à l'antifongique, les levures ont été traitées par différentes enzymes. Or, après incubation des cellules avec les protéases, phosphatases et les glucanases ces dernières deviennent plus sensibles à cet antifongique. Par contre, le traitement des levures par la chitinase rend les levures plus résistantes à cet antifongique. L'analyse quantitative des constituants de la paroi montre qu'à l'exception de la chitine qui varie, les teneurs des autres constituants ne montrent aucune relation entre leurs variations quantitatives et la résistance (et sensibilité) des levures à l'AmE. Par contre, les parois des deux levures qui ont acquis une résistance à l'AmE sont toutes les deux plus riches en chitine que leurs cellules mères respectives, alors que l'augmentation de la résistance , intrinsèque des autres souches de levures s'accompagne d'une diminution du taux de chitine. Les activités chitine synthétases, CSI, CSII et CSIII montrent que les trois chitine synthétases sont présentes tant chez les mutants que chez les souches mères et que la souche Kb présente une activité enzymatique plus élevée que la souche Kbm. Ce qui rejette l 'hypothèse de l'augmentation des taux de chitine dans les parois des mutants en conséquence à une activation des chitine synthétases. Comme la chitinase peut aussi agir sur les taux de chitine pariétale, nous avons vérifié l'expression de cette enzyme chez les différentes souches. Cette enzyme est détectée à des taux très faibles chez les souches qui ont acquis une résistance à l'AmE par comparaison à l'activite des souches mères respectives. Ainsi l'augmentation du taux de chitine dans les parois cellulaires des mutants semble résulter d'une répression ou diminution d'activités de la chitinase et la chitine pariétale est un élément à retenir pour expliquer les mécanismes d'action de l 'AmE pour chaque type de levures.


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Informations

  • Détails : 222 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 201-222

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Lorraine (Nancy, Meurthe-et-Moselle). Direction de la Documentation et de l'Edition - BU Santé - Pharmacie-Odontologie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T/D/PH/N/2003/5
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