Facteurs génétiques modificateurs du risque de cancer du sein et de l'ovaire chez les femmes porteuses d'une mutation constitutionnelle des gènes BRCA1 ou BRCA 2.

par Sophie Ginolhac

Thèse de doctorat en Génétique

Sous la direction de Gilbert Lenoir.

Soutenue en 2003

à Lyon 1 .


  • Résumé

    Les porteuses de mutations germinales des gènes BRCA1 et BRCA2 ont un risque élevé de développer un cancer du sein et également de l'ovaire. Cependant, il existe une grande variabilité du risque tumoral chez ces porteuses qui dépend du gène en cause, de différents facteurs environnementaux, physiologiques et hormonaux mais probablement aussi de facteurs génétiques. Notre étude a eu pour objectif d'identifier certains de ces facteurs génétiques modificateurs afin d'améliorer l'évaluation du risque cancéreux individuel des porteuses de mutation BRCA et donc leur prise en charge et leur traitement. 1010 femmes porteuses de mutation BRCA ont été incluses dans cette étude. Les gènes candidats ont été sélectionnés en fonction d'hypothèses biologiques et génétiques suggérant leur implication dans la modification du risque de cancer. Dans un premier temps, nous avons analysé, chez les porteuses de mutation BRCA1, l'effet de différents variants de l'allèle sauvage de BRCA1 en considérant que ces allèles pouvaient influencer l'effet de l'allèle muté. Dans un second temps, nous nous sommes intéressés à deux gènes: un codant pour un partenaire de BRCA1 impliqué dans le métabolisme des acides gras, l'acétyl-CoA carboxylase a et un codant pour la 17ß-hydroxystéroïde déshydrogénase intervenant dans le métabolisme des œstrogènes. L'effet cis de ces gènes, situés au locus BRCA1, pourrait être à l'origine de l'association de certaines mutations BRCA1 avec un risque tumoral élevé, qu'aucune donnée biologique ne permet d'expliquer actuellement. BRCA1 et BRCA2 participent à des voies communes de signalisation cellulaire et la présence de variants sur un de ces deux gènes pourraient influencer l'activité de l'autre. Nous avons étudié l'effet de variants de BRCA2 chez les porteuses de mutation BRCA1. Enfin, le choix des deux derniers gènes, RAD51 et AIB1 s'est basé sur l'interaction de leur fonction avec celle de BRCA1 et BRCA2. En conclusion, le variant Gly1038 sur l'allèle sauvage de BRCA1 serait associé à une augmentation du risque de cancer de l'ovaire chez les porteuses de mutation BRCA1 (HR=1,5; IC 95%=1,03-2,19) et pourrait expliquer la majorité de la variabilité du risque ovarien chez ces femmes. Aucun effet significatif n'a été mis en évidence pour les autres gènes analysés.


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Informations

  • Détails : 224 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 590 Réf. bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université Claude Bernard. Service commun de la documentation. BU Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 321051/2003/149
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 6280
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