Modifications génétiques de la fibre des vecteurs adénoviraux : ciblage d'un type cellulaire et perte de l'interaction avec le CAR

par Laurence Renaut

Thèse de doctorat en Sciences de la vie et de la santé

Sous la direction de Jean-Claude d' Halluin.

Soutenue en 2003

à Lille 2 .


  • Résumé

    L'adénovirus (HAdV2-5) est l'un des virus les plus utilisé comme vecteur de gènes pour la thérapie génique. Il a cependant un inconvénient majeur, il a un très large spectre de cellules hôtes. Dans un premier temps, nous avons développé une méthode de construction de génomes adénoviraux par recombinaison homologue chez des souches d' E. Coli permettant une production efficace des plasmides. Dans un deuxième temps, dans l'optique de disposer d'un modèle de vecteur adénoviral reconnaissant préférentiellement un type cellulaire, nous avons développé deux axes de recherche en parallèle. Le premier est de diriger l'infection vers un type cellulaire naturellement non cible, les lymphocytes B (LB). Pour cela nous avons greffé en C-terminal de la fibre un peptide issu de la GP350/220 de l'EBV qui est responsable de l'interaction avec le CD21 sur les LB. Les virus portant de telles fibres ont été produits et purifiés, ils se comportent comme le virus sauvage dans des cellules A549 et dans des LB. Ce résultat montre que l'insertion du peptide EBV ne gêne pas la maturation des particules virales mais qu'il ne permet pas l'infection des LB. Comme la présence du récepteur naturel de l'HAdV2-5 sur un grand nombre de type cellulaire est responsable du large spectre d'hôte du virus, le deuxième axe développé au cours de ce travail a été la perte de la reconnaissance de ce récepteur. Nous avons pour cela utilisé les boutons de fibres d'adénovirus de sérotypes non mastadénovirus (EDS, les deux fibres de CELO et BAdV-4). Les fibres chimériques composées de la partie N-terminale de l'HAdV2 et de la partie C-terminale des adénovirus animaux sont capables de se trimériser, cette propriété étant indispensable pour l'incorporation de la fibre à la capside. Les virus portant de telles fibres ont été produits et purifiés (à l'exception de celui qui contient le bouton de la petite fibre de CELO). Les virus portant le bouton de la grande fibre de CELO et de EDS infectent les cellules via le CAR. Le virus portant le bouton de BAdV-4 a perdu sa capacité d'infecter des cellules via le récepteur CAR. De plus il infecte peu les lignées humaines testées (A549, HEH, HeLa, HepG2, Daudi et Jurkat) et avec une très bonne efficacité une lignée de cellules de l'ovaire humaine la SKOV3 in vitro. Ces résultats nous ont amené à étudier le tropisme particulier de ce virus recombinant.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (166 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 136-166

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  • Bibliothèque : Université de Lille. Service commun de la documentation. BU Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50.375-A-2003-29-C
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