Evaluation des effets d'insecticides sur deux types d'Hyménoptères auxiliaires des cultures, l'abeille domestique (Apis mellifera L. ) et des parasitoi͏̈des de pucerons : études de terrain à Madagascar et de laboratoire en France

par Halitiana Josea Bafalimanana

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées. Écotoxicologie

Sous la direction de Minh-Hà Pham-Delègue.


  • Résumé

    Les abeilles et les parasitoi͏̈des de pucerons courent le risque d'exposition à des insecticides qui ne leur sont pas destinés. Nos objectifs consistent à évaluer ce risque sur le terrain et à contribuer à mettre au point des tests de toxicité létale et sublétale en laboratoire pour les deux types d'insectes. A Madagascar, nous avons mené une enquête pour déterminer l'impact de pratiques paysannes en matière de protection de cultures d'agrumes sur les abeilles, et une expérimentation en parcelle de choux pour évaluer les effets de traitements insecticides sur les Hyménoptères parasites de pucerons. En France, nous avons déterminé en laboratoire les toxicités aigue͏̈s de la deltaméthrine, de la lambda cyhalothrine, du chlorpyriphos éthyle et du pyrimicarbe, pour les abeilles et le parasitoi͏̈de de pucerons, Aphidius ervi. Nous avons analysé, chez l'abeille, certaines causes de variabilité des doses létales à 50%. Nous avons également déterminé les effets d'insecticides sur le comportement d'orientation olfactive en olfactomètre chez l'abeille et A. Ervi. A Madagascar, le traitement pendant la floraison existe et les apiculteurs constatent des effets négatifs sur leurs ruches. L'expérimentation en parcelle de chou montre que le traitement insecticide contribue à retarder l'action des Hyménoptères parasites de pucerons. En laboratoire, la toxicité varie en fonction du mode de pénétration et de la nature des matières actives. Chez l'abeille, les toxicités par ingestion collective et individuelle ne sont pas toujours comparables. L'importance du phénomène de trophallaxie dans cette différence a été précisée. Ainsi, la valeur de DL50 exprimée en ng/abeille dépend des conditions expérimentales. Les abeilles et A. Ervi ayant survécu aux traitements insecticides et testés en olfactomètre, ne montrent pas ou peu de changement de comportement d'orientation vis-à-vis de l'odeur utilisée. Par contre, les abeilles recevant des DL20 et DL50 de deltaméthrine ont une capacité locomotrice réduite. Cette perturbation pourrait avoir des effets non négligeables sur les insectes auxiliaires dans un environnement pollué par les insecticides

  • Titre traduit

    Assessment of insecticide treatments on beneficial Hymenoptera, the Honeybee, (Apis mellifera L. ) and aphid parasitoids : field and laboratory studies in Madagascar and in France respectively


  • Résumé

    Honeybees and aphid parasitoids may suffer from side effects of insecticides during their beneficial activity. Our objective was the risk assessment of pesticides towards these non target insects in the field and a contribution to the setting up of lethal and sublethal toxicity tests in the laboratory. In Madagascar, we conducted an investigation to define the impact of crop protection farmers' practices on honeybees, and we conducted an experimentation to estimate the effects of a treatment on aphid parasitoids. In France, we determined the acute toxicity of deltamethrin, lambda cyhalothrin, chlorpyrifos ethyl and pirimicarb, on the honeybee and on an aphid parasitoid, Aphidius ervi. We analyzed some parameters responsible for the variability of lethal dose 50 (LD50) values. We also investigated the effects of the insecticides on orientation responses of the honeybee and A. Ervi, using a common behavioral test, the four-armed olfactometer. In Madagascar, insecticide treatment can occur during blooming and the farmers have observed negative effects on honeybee colonies. With regard to Hymenopterous parasitoids, we found out that the insecticide treatment contributes to delay their action in experimental cabbage field plots. In laboratory conditions, the toxicity varies according to the exposure route and to the active ingredient. The honeybee oral toxicity differed between collective and individual administration. The role of trophallactic interactions in the distribution of the active ingredient was evaluated. Thus, value of LD50 expressed in ng/bees varies according to the experimental conditions. The honeybees and A. Ervi surviving the insecticide treatments showed no or little effect in their attraction responses in the four-armed olfactometer. On the other hand, in honeybees, LD20 and LD50 of deltamethrin decreased their capability to move. These perturbations might have an important effect on beneficials insects in an environment contaminated by pesticides

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Informations

  • Détails : 1 vol. (206 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 250 réf.

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