L'envers de la nation : la nature et la nature des choses dans les territoires sauvages et no man's lands en Colombie
| Auteur / Autrice : | Margarita Serje |
| Direction : | Philippe Descola |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Anthropologie sociale |
| Date : | Soutenance en 2003 |
| Etablissement(s) : | Paris, EHESS |
Mots clés
Résumé
Des armées privées de guérilleros et de groupes para-militaires disputent à l'Etat colombien le contrôle sur les no man's lands qui ont échappé aux contrôles colonial et républicain. La violence constitutive de ces régions et la difficulté qu'elles ont à s'articuler à la nation, ne sont pas une réponse aux caractéristiques sociales de la population ni à l'absence de symboles, de mythes ou d'institutions. Elles répondent plutôt à la forme particulière qu'ont prise ces derniers, ainsi qu'à l'imaginaire géopolitique qui sous-tend les projets d'intégration nationale; à la façon dont le territoire national et ses habitants ont été catégorisés et aux moyens utilisés pour se les approprier. Cet imaginaire, qui oppose la nation andine et urbaine à la non-nation des sauvages des basses-terres, est une façon de contextualiser la relation de l'Etat avec les groupes qui constituent son ''Autre''.