Etude in vitro et in vivo de l'alloréactivité et du microchimérisme après injection de cellules dendritiques matures et d'un anticorps monoclonal anti-cd4 chez le rat

par Isabelle Robin

Thèse de doctorat en Immunologie de transplantation

Sous la direction de Gérard Rifle.

Soutenue en 2003

à Dijon .


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    In vitro and in vivo study of alloreactivity and microchimerism after simultaneous infusion of donor mature dendritic cells and anti-cd4 monoclonal antibody in a rat model


  • Résumé

    Les cellules dendritiques forment un groupe cellulaire hétérogène dont la fonction principale est de présenter les antigènes aux lymphocytes T. Elles font partie de la famille des cellules présentatrices d'antigènes (CPA) dont elles représentent lélément principal, seules capables de présenter l'antigène aux lymphocytes T naïfs (CPA professionnelles). Dans certaines circonstances, elles sont aussi capables d'orienter la réponse immune vers la tolérance, soit par un mécanisme central, soit par un mécanisme périphérique. Cette propriété appartient à certains sous-groupes, en particulier aux cellules dendritiques immatures. Il a été suggéré que, dans le modèle particulier de la transplantation d'organes, où interviennent deux populations de cellules dendritiques, celles du donneur (présentation directe) et celles du receveur (présentation indirecte), les cellules du donneur, inductrices du rejet aigü, pourraient aussi jouer un rôle dans l'induction de tolérance à l'allogreffe sous l'influence de diverses manipulations immunologiques. Dans ce travail, nous avons montré, dans un modèle histo-incompatible rat Lewis receveur-rat Wistar-Furth donneur, que l'association cellules dendritiques matures du donneur - anticorps monoclonal anti-cd4 non déplétant induit une hyporéponse spécifique aux antigènes du donneur en cultures mixtes splénocytaires d'une manière plus prononcée que l'anticorps monoclonal seul, aussi bien in vitro que 30 jours après une injection intra-veineuse de l'anticorps au rat Lewis. Ces résultats suggèrent que des cellules dendritiques matures habituellement responsables d'une augmentation de la réponse alloréactive, peuvent être orientées vers un effet tolérogène lorsqu'elles sont associées à un anticorps monoclonal anti-cd4, lui-même capable de prolonger la survie des greffes cardiaques dans ce modèle. Nous avons montré que cet anticorps diminue l'expression de CD80 à la surface des cellules dendritiques du donneur dont pourrait résulter une anergie des cellules T du receveur. Cette association entraîne une augmentation du microchimérisme dans la rate des rats receveurs, phénomène dont pourrait aussi rendre compte de la diminution de la réponse alloréactive in vivo. Des études complémentaires sont en cours qui ont pour d'une part de déterminer si cette association induit une tolérance des greffes de coeur plus prolongée que celle qui est obtenue avec l'anticorps monoclonal seul et d'autre part de poursuivre in vitro et in vivo l'annalyse des mécanismes d'induction de l'hyporéponse, avec une spéciale attention à l'induction éventuelle de cellules T régulatrices et aux rapports entre diminution de la réponse T et production d'anticorps anti-donneur.

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Informations

  • Détails : 213 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.f.176-213

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Médecine-Pharmacie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2099U/2003/07
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 5298
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