Histoire de liens, histoire de biens : la photographie de famille : mémoire et transmission
| Auteur / Autrice : | Sarah Dornier-Agbodjan |
| Direction : | Dominique Jacques-Jouvenot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie et anthropologie |
| Date : | Soutenance en 2003 |
| Etablissement(s) : | Besançon |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université Louis et Marie Pasteur. UFR des Sciences du Langage, Humanités et Sociétés |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Liée au vécu du groupe familial, la photographie de famille est un ''lieu de mémoire'' par excellence. Tranche d'espace-temps fixée pour toujours, elle provoque sans cesse le langage pour lui donner tout son sens. Histoire de vie plurielle, mettant en évidence divers rôles sociaux, divers réseaux sociaux, la photographie de famille traduit une ré-appropriation de la vie sociale et apparaît comme un atout méthodologique privilégié pour le recueil de récits de vie. Au sein de la famille, le lien qui unit le connaisseur à ses photographies, trahit le lien qui l'unit à ce qui est photographié, c'est-à-dire au monde dans lequel il vit. Considérée comme un substitut du réel, la photographie de famille est dotée d'une valeur essentiellement symbolique, et se présente comme un objet d'appropriation plus que de transmission. Entre passé et présent , entre individuel et collectif, entre vivants et morts, la photographie de famille constitue ainsi, un patrimoine aussi bien familial que social.