Les effets de l'interférence perceptive à l'encodage sur la mémoire explicite, la mémoire source et la mémoire implicite : une comparaison entre adultes jeunes et âgés

par Anastasia Marion

Thèse de doctorat en Psychologie cognitive

Sous la direction de Brigitte Le Bouëdec.

Soutenue en 2003

à Angers .


  • Résumé

    L'identification déficitaire d'une information masquée par rapport à une information intacte peut conduire à un bénéfice mnésique de cette information Ce bénéfice mnésique de l'interférence perceptive ne s'observe que sur certains tests. Hirshman, Trembath et Mulligan (1994) suggèrent que la difficulté de perception de l'information masquée oblige les participants à engager des traitements compensatoires de haut niveau phonologiques, sémantiques et lexicaux. L'activation de ces traitements conduit à une meilleure récupération de cette information. L'objectif de notre travail est d'observer quand intervient le bénéfice mnésique de l'interférence perceptive. Nous avons alors testé son existence en variant le type d'interférence, le type de tests mnésiques, l'âge des participants et la modalité sensorielle. Les résultats montrent que : a) plus la force du masque est importante, plus l'identification de l'information est difficile; b) l'hypothèse de Mulligan (1996) n'est pas vérifiée avec tous les tests mnésiques : l'interférence partielle ne produit pas de bénéfice en mémoire explicite, et perturbe même la mémoire source. Par contre, conformément à Mulligan (1996), l'interférence perceptive ne permet aucun bénéfice en mémoire implicite; c) les personnes âgées semblent plus sensibles que les jeunes à la présence d'une interférence mais compensent davantage cette difficulté; d) les performances de mémoire en modalité auditive encouragent la prolongation des recherches car elles corroborent en partie les hypothèses posées (mémoire explicite et mémoire source). L'intervention d'un processus compensatoire dans le paradigme de l'interférence perceptive reste plausible, mais sa nature est à redéfinir.


  • Résumé

    Poor identification of masked information can lead to a greater memory. This memorial benefit of perceptual interference is not obtained on all memory tests. Hirshman, Trembath and Mulligan (1994) suggest that difficulty of perception of masked item forces participants to perform higher-level compensatory processing. This higher-level perceptual information is described as lexical, phonological and semantic information about an item. The activation of this information yields better retrieval. The purpose of our study is to observe whether mnesic benefit of perceptual interference occurs. We tested its existence manipulating type of interference and test, age of participants and sensorial modality. The results show that : a) the more important the mask is, the more difficult the identification is; b) the hypothesis of Mulligan (1996) is not confirmed with all memory tests : partial interference doesn't produce advantage on explicit memory, and disturbs memory for source. In contrary. Consistent with Mulligan (1996), perceptual interference doesn't allow any benefit on implicit memory; c) older adults seem to be more sensitive than younger to interference, but they compensate more this difficulty; d) the performance in auditory modality encourages us to continue our researches because they corroborate in part our hypothesis (explicit memory and memory for source). The account of a compensatory processing in paradigm of perceptual interference is consistent, but its nature must be redefined.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (183 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.165-181. Index

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  • Bibliothèque : Université d'Angers. Service commun de la documentation. Section Lettres - Sciences.
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