La Guyane française 1676-1763 : mise en place et évolution de la société coloniale, tensions et métissages

par Marie Jacques le Seigneur Polderman

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pierre Vayssière.

Soutenue en 2002

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Cette recherche universitaire s'inscrit dans la période 1676-1763 et se veut une approche sociale de la société coloniale en Guyane française, dans un cadre géographique marqué par l'éloignement de la métropole. La mise en place de cette société coloniale, ses srtuctures, se composantes, ses dynamiques, son évolution et son deveneir, se réseaux de dépendance et de sociabilité en constituent les principaux axes d'analyse. De l'étude des différents groupes membres de la société coloniale, se dégagent des dynamiques à la fois opposées et complémentaires. Leurs objectifs sont en efet divers et souvent contradictoires. A la volonté politico-économique de colonisation voulue par Versailles répond une très nette indifférence des colons voire des représentants même du pouvoir. Au contrôle imposé par le ministère et ses relais dans la colonie (gouverneur, ordonnateur), répond le désir d'autonomie de certains (des membres du conseil supérieur par exemple). Chaque fonctionnaire, chaque colon n'a d'autre préoccupation que de s'enrichir (pour ceux qui disposent d'une certaine mise de fond) ou, cas le plus fréquent, de survivre. A l'objectif missionaire de conversion défini par les jésuites, les Amérindiens opposent une indifférence certaine quand la méfiance ne leur suggère pas de rester à l'écart. A l'inhumanité de leur condition servile, (ils sont en effet considérés fondamentalement commme des biens meubles), les esclaves répondent par le marronage, la révolte, l'insoumission sous toutes ses formes. Mais de la proximité, du quotidien, des échanges voulus et/ou imposés, naît un autre monde, une société différente, prémisse d'unne société créole (au sens contemporain du terme) encore à venir, en gestation. Si le nombre d'esclaves affranchis stagne, voire diminue, alors même que la population servile ne cesse d'augmenter, le nombre de "mulâtres" libres croît cependant régulièrement confirmant s'il en était besoin la collusion coloniale entre liberté et métissage.

  • Titre traduit

    Frenche Guiana 1676-1763: settling down and evolution of the colonial society, tensions and interbreedings


  • Résumé

    This study concerns the years 1676-1763 and intends to be a social approach of the colonial society in French Guiana in a geographical context marked by the distance from the metropolis. The main analysis axes on the development of this society, its structures, its components, its dynamics, its evolution, its dependence and sociability networks. The study of the different groups members of the colonial society brings out opposite and complementary dynamics. Their aims are in fact various and often contradictory. To the political and economical will of colonisation wanted by Versailles, the colonists and even the representatives of the central authorities show a neat indifference. To the control imposed by the ministry and his agents in the colony (governor, administrator), some; such as members of the superior council for instance respond with a strong desire of a utonomy. Every civil servant, every colonist, its first concerned by making fortune, or, more often, by the simple necessity to survive. To the missionary objective of conversion defined by the Jesuits, the Amerindians react with indifference and/or suspicion. To the inhumanity of their servile condition, the slaves answer by marronage, revolts and all forms of non-sbmission. However, from the proximity, the everyday life, the exchanges wanted and/or imposed, a new world is born, a different society, which announces the creole society (in the contemporary meaning of the word). If the freed slaves number is stagnant, even though the slave population doesn't stop to grow, the number of free mixed people is increasing regularly confirming, if needed, the colonial collusion between freedom and interbreeding.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (622 f.)
  • Notes : Reproduction de la thèse autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 481-488. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
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