Les droites dans l'agglomération stéphanoise de 1851 à 1958

par Jean-Paul Goure

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Jacqueline Bayon.

Soutenue en 2002

à Saint-Etienne .


  • Résumé

    Ville sale, malodorante et laide. Ville noire. Ville de la prostitution, de la misère et de l'alcoolisme. Ville qui vote "mal" , secouée par les grèves. Ville qui assassine un préfet. Ville dangereuse. Ville révolutionnaire. Ville rouge. Autant d'affirmations qu'il convient de démystifier, notamment sur le plan politique. Saint-Etienne est une ville qui vote rarement pour les extrêmes, pour la politique du pire, de la fuite en avant. Les déchainements passionnés contre la franc-maçonnerie et les juifs ne sont le fait que d'une minorité de jeunes en mal de vivre. L'exclusion et le racisme ne font pas partie de la culure de la ville. Les droites extrêmes n'y ont jamais joué un rôle significatif. Quand une droite dure, intransigeante, menace le fait républicain, les Stéphanois votent massivement pour les forces de gauche. Saint-Etienne n'est pas une ville de le Révolution mais de la République. Elle n'a jamais été sensible aux appels de l'homme providentiel, du Sauveur. Elle n'a accepté le retour au pouvoir du Général De Gaulle qu'en tant qu'il incarne la voie du possible entre une classe politique parisienne déconsidérée, qui ne cesse de s'agiter vainement dans l'immobilisme, et des mouvements factieux en Algérie, menaçant la République. Saint-Etienne n'est pas d'avantage une ville que le communisme a fait rêver. Sur une longue période, le vote stéphanois est conforme à celui des français, même si se produit parfois un décalage entre le vote national et le vote local, notemment en 1936. Il y a en réalité un certain refus du politique de la part des Stéphanois : l'abstention est massive, quel que soit le type d'élection. Les hommes que l'on choisit le sont souvent en raison de leur humanisme, de leur connotation "homme ordinaire" plus qu'en raison de leur appartenance à un parti, comme ce fut le cas pour A. Pinay ou A. De Fraissinette. Le paradoxe d'une ville ouvrière votant pour la droite n'est qu'apparent. Les Stéphanois sont avant tout des hommes de la mesure, qui refusent l'illusion.

  • Titre traduit

    Right wing movements in Saint-Etienne region from 1851 to 1958


  • Résumé

    A town infamous for its filth, stench and ugliness. A black town. A town of prostitution, squalor and alcoholism. A town voting the "wrong" way, torn apart by strikes. A town which murders a prefect. A dangerous town. A revolutionary town. A red town. So many assertions which need to be demystified, especially in political terms. Saint-Etienne seldom votes for extremes or for the worst possible line offered by politicians wishing to achieve their own ends. Nor has it been drawn to politicians who are headstrong in following unworkable policies in spite of all the evidence. Passionate outbursts against freemasons and Jews are the acts of e few desperate youths. Social marginalisation and racism do not form part of the cultural identity of the town. The extrême right has never played a major role here. Whenever the Republic has been threatened by uncompromising right-wing hard-liners, the inhabitants of Saint-Etienne have voted massively for the Left. Saint-Etienne is not a revolutionary town but a republican town. It was never sensitive to the siren calls of the Great Man, of the Saviour. It agreed to General de Gaulle's return to power because he embodied a path between a discredited Parisian political class, vainly casting about to support the status quo, and seditious movements in Algeria threatening the Republic. Neither is Saint-Etienne a town which ever was tempted by the dreams of communism. Over time the votes cast in Saint-Etienne reflect those in the rest of France, even though there might have sometimes been some discrepancy between the regional vote and national vote, as was the case for instance in 1936. In fact, the voters of Saint-Etienne, to some degree, have rejected the political game : whatever the election abstention is high. The favoured candidates are elected because they are perceived as particularly human or as being "men in the street" rather than because they belong to a particular party, as was the case for A. Pinay or A. De Fraissinette. The paradox of a working class town voting for the Right is only superficial. The inhabitants of Saint-Etienne are above all moderates who refuse illusions.

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Informations

  • Détails : 7 vol. (2532, 72 f.)
  • Notes : Publication non-autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 2437-2481. Index (vol. 7)

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