Mise en place et application d'un programme technologique d'identification de nouveaux couples autoantigène - autoanticorps au cours des maladies autoimmunes

par Vincent Saulot

Thèse de doctorat en Sciences biologiques

Sous la direction de Danièle Gilbert.

Soutenue en 2002

à Rouen .


  • Résumé

    Les autoantigènes jouent un rôle majeur dans le déclenchement des maladies autoimmunes (MAI). Nous avons mis en place un programme technologique d'identification de nouveaux autoantigènes qui sont la cible des autoanticorps. Il est basé principalement sur les techniques d'identification des antigènes protéiques, c'est à dire l'immunocriblage de banques d'expression d'ADNc et l'analyse protéomique, et sur la production des protéines cibles sous forme de protéines recombinantes dans E. Coli, dans le système de cellules d'insectes/baculovirus et dans le système de transcription/traduction couplées in vitro. Ce programme a été appliqué à l'étude de la polyarthrite rhumatoi͏̈de (PR) et des pemphigus. L'immunocriblage de banques d'expression d'ADNc a permis d'identifier 2 autoantigènes : la calpastatine (précisément le domaine 1), protéine inhibitrice de protéases à cystéine, au cours de la PR et Eps15, substrat du récepteur à l'EGF, au cours des pemphigus. Le domaine 1 de la calpastatine, produit par transcription/traduction in vitro et sous forme recombinante dans E. Coli, est reconnu par 10% des sérums de malades atteints de PR. Eps15, produit sous forme recombinante dans E. Coli, est reconnu par 39% des sérums de malades atteints de pemphigus vulgaire et 36% des sérums de malades atteints de lymphome. Par analyse protéomique, nous avons montré que l'a-énolase est un autoantigène au cours de la PR. Les anticorps anti-a-énolase, mis en évidence par immunoempreinte sur un extrait de placenta humain séparé par SDS-PAGE, sont présents chez 25% des malades atteints de PR et sont spécifiques de la maladie comme nous l'a montré une étude réalisée dans une cohorte de malades atteints de rhumatismes inflammatoires récents. L'a-énolase, produite par le système de transcription/traduction in vitro qui n'effectue pas ou peu les modifications post-traductionnelles, n'est pas reconnue par les sérums de malades atteints de PR contenant des autoanticorps anti-a-énolase, démontrant ainsi l'importance de ces modifications dans l'antigénicité de la protéine.


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Informations

  • Détails : 226 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f.203-226

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  • Bibliothèque : Université de Rouen. Service commun de la documentation. Section sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 02/ROUE/S020
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  • Cote : 02/ROUE/S020
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