La réception du conte populaire russe en France

par Bénédicte Le Ru

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Isabelle Nières-Chevrel.

Soutenue en 2002

à Rennes 2 .


  • Résumé

    The reception of Russian folk tales in France is based on four types of audience. The Russian tale is translated by and for scientists at the end of the 19th century. If then enters the field of children literature. Diaghilev with the Russian Ballets (1909-1929) adapts it for the stage for a society audience. A few artists illustrate beautiful books for the literate adults. The emigration caused by the 1917 Revolution accounts for this Russian contribution. It includes avant-garde artists that contribute to the Russian Ballets, to art books and to the revival of the children books. The analysis of the translated tales reveals the translators' motives and choices. The fabulous fairy tales are the most often translated and the most appreciated. We tried to show problems linked to the translation of a narrative genre of oral origin, and the result of the stylistic effects peculiar to the Russian tale. The analysis of eight different translations of a same tale allowed to assess the proportion of interpretative reading of each translator. It led to stuuy Pierre Gripari who have appropriated some Russian tales, to bring them into his own literary work and thus, who gave new life to the tale genre. Illustrations have a particular place in the tale field. It is the first stage of the creation of the scenery and costumes of the Russian Ballets. The Russian illustrators achieved sumptuous books, deeply Russian, thanks to their talent, to their style and their faculty to bring out the structure of the tale to keep only the very heart of it. Non Russian illustrators were more concerned about representing Russia, and they built their illustrations on a few stereotypes meant to recall the oirigin of the tale. By the same token, the use of such clichés has contributed to turn into Russian a tale which was not (Goldilocks and the three bears, Michka) or to regard S. Prokofiev's musical tale Peter and the Wolf as a folk tale.

  • Titre traduit

    The reception of Russian folk tales in France


  • Résumé

    La réception des contes populaires russes en France s'articule autour de quatre types de public. Le conte est traduit par et pour des savants à la fin du 19e siècle. Il entre dans le domaine de la littérature pour enfants. Il est mis en scène par les Ballets russes (1909-1929) pour un public mondain. Des artistes l'illustrent dans de beaux livres pour adultes lettrés. La participation russe s'explique par l'émigration, liée à la Révolution de 1917, d'artistes d'avant-garde qui participeront aux Ballets russes, aux ouvrages d'art et au renouveau de l'album pour enfants. L'analyse du corpus des contes traduits permet de comprendre les motivations et les choix des traducteurs. Les contes merveilleux sont le plus souvent traduits et les plus appréciés. Les difficultés liées à la traduction d'un genre narratif d'origine orale, ainsi qu'au rendu des effets stylistiques propres au conte russe ont été cernés. L'analyse de traductions d'un même conte nous a permis de dégager la part de lecture interprétative de chaque traducteur. Cette étude de réécritures nous a conduit à étudier Pierre Gripari, un des rares écrivains à s'être approprié des contes russes pour les inclure dans son oeuvre et renouveler le genre du conte. La mise en images revêt une place particulière dans le domaine du conte. Elle constitue la première étape de la création des décors et des costumes des Ballets russes et rend compte de l'image que les Russes souhaitaient donner de leur pays. Les illustrateurs russes ont réalisé de somptueux ouvrages, profondément russes, gr^ace à leur talent, à leur style et leur faculté de dégager la structure du conte pour n'en retenir que l'essentiel. Les illustrateurs non russes ont utilisé quelques stéréotypes destinés à signifier l'origine du conte. L'utilisation de ces clichés ont contribué à rendre russe un conte qui ne l'était pas (Boucle d'or et les trois ours, Michka)ou à faire passer pour conte populaire le conte musical de S. Prokofiev Pierre et le Loup

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Informations

  • Détails : 3 vol. (806 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 777-800

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2. Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire centrale.
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