"Grammaire" du merveilleux dans les romans arthuriens en prose tardifs (XIIIe-XVe siècles)

par Virginie Derrien

Thèse de doctorat en Littérature médiévale

Sous la direction de Gabriel Bianciotto.

  • Titre traduit

    "Grammar" of the world of the fabulous in the later arthurian prose (XIIIth-XVth centuries)


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  • Résumé

    Les oeuvres en vers du XIIe et du début du XIIIe siècles, les grands cycles en prose du XIIIe siècle ont donné lieu à de nombreuses analyses sur le merveilleux féerique et le fantastique, qui constituent l'un des thèmes centraux de la recherche médiévale. Le rôle du merveilleux dans ses différentes manifestations, la manière dont il est perçu sont également un bon critère pour appréhender la prose arthurienne de la fin du Moyen âge. Longtemps oubliés de la critique, les romans tardifs témoignent pourtant de la postérité arthurienne, qui s'est prolongée jusqu'au XIVe siècle avec "Perceforest", ou même probablement jusqu'au début du siècle suivant avec un roman comme "Ysaÿe le Triste", dont les multiples impressions du XVIe siècle confirment la vogue tardive. Tout en perpétuant la thématique arthurienne et les motifs bretons, les auteurs du "Perceforest" et d'"Ysaÿe le Triste" ont créé respectivement un univers pré- ou post-arthurien et ont introduit des transformations ou des innovations remarquables, comme l'humour, façon de marquer une position critique par rapport à la tradition. L'écriture médiévale tardive manifeste une nette évolution, s'éloigne de ses modèles littéraires et possède ses moyens propres pour élaborer son univers merveilleux et romanesque. L'objet de cette présente étude est de circonscrire les nouveaux modes de création romanesque dans la prose tardive au travers de la "grammaire du merveilleux" (constituée d'une morphologie, d'une syntaxe et d'une sémantique) sur laquelle repose l'écriture générale du texte. Il ne s'agit donc pas seulement d'isoler les unités narratives porteuses de merveilleux, d'établir leur organisation dans la structure de l'oeuvre et de dégager leur signification, mais de comprendre comment ce qui procède du surnaturel engage l'écriture romanesque dans la modernité, repense le monde arthurien pour en donner une représentation plus conforme à l'idéologie chevaleresque qui règne en cette période du Moyen âge finissant. Les nouvelles conventions dans lesquelles s'exprime le merveilleux permettent ainsi de saisir l'évolution des systèmes de pensée et les mutations de l'imaginaire romanesque ; c'est à la détermination des transformations d'une écriture au sein d'une civilisation donnée que cette étude cherche à apporter sa contribution.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (583 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 553-572. Index

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TL 27-2002-14-A
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