"Quant" dans la prose en moyen français : description et analyse d'un signifiant grammatical

par Germain Moïse Eba'a

Thèse de doctorat en Linguistique française

Sous la direction de Gabriel Bianciotto.

  • Titre traduit

    "Quant" in the prose in middle French : description and analysis of a grammatical signifier


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  • Résumé

    Les descriptions et analyses grammaticales que nous présentons dans le cadre de ce travail ont pour centre d'intérêt les principales valeurs de "quant" dans la prose du moyen français, ainsi que les divers emplois que nous offrent les textes. "Quant", que nous abordons comme "signifiant" grammatical, a pour caractéristique principale de représenter plusieurs "signes" dans la langue française du moyen âge, et particulièrement en moyen français (XIVe-XVIe siècle). Ces signes ont des valeurs sémantiques différentes et des fonctionnements grammaticaux variés, ce qui d'emblée permet de les décrire comme de simples homonymes. La question essentielle à laquelle nous essayons de répondre dans ce travail est la suivante : au-delà de leur diversité sémantique et de leur appartenance à diverses catégories grammaticales, ces formes n'ont-elles pas d'autres valeurs communes que leur structure morpho-graphique ? Autrement dit, la différence sémantique inhérente à l'homonymie doit-elle induire au cloisonnement des formes en ce qui concerne leur fonctionnement en discours ? Pour répondre à cette question centrale, nous partons d'une classification des formes rencontrées dans les textes en deux catégories, selon qu'elles ont ou pas une valeur temporelle. Cette bipartition correspond aux deux parties de notre travail. Nos descriptions sont à la fois morphologiques, sémantiques et syntaxiques. Elles prennent appui aussi bien sur les bases transformationnelles et génératives, lorsqu'il s'agit de décrire la structure syntaxique des phrases contenant une forme "quant", que sur les théories guillaumiennes du langage lorsqu'on aborde les valeurs sémantiques et aspectuelles de certaines formes, et aboutissent à deux hypothèses : - Du point de vue fonctionnel, des convergences existent entre certains emplois non temporels (les structures locutives signifiant "quant à") et la conjonction adverbiale "quant" dans leur rôle commun d'intégrateur et d'introducteur de la fonction circonstant dans la phrase. - Concernant les autres emplois non temporels (adjectival, pronominal), ils n'introduisent pas de circonstant, mais ont un rôle important à jouer dans l'actualisation et dans la quantification nominale.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (406 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 372-387. Index

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  • Bibliothèque : Université de Poitiers. Service commun de la documentation. BU Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TL 27-2002-12-A
  • Bibliothèque : Université de Poitiers. Service commun de la documentation. BU Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TL 27-2002-12-B
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