Coûts de la reproduction, gestion des ressources et fréquence des épisodes reproducteurs chez la vipère aspic (Vipera aspis)

par Olivier Lourdais

Thèse de doctorat en Physiologie. Biologie des organismes, populations, interactions

Sous la direction de Xavier Bonnet et de Jean-Claude Baehr.

Soutenue en 2002

à Poitiers , en partenariat avec Université de Poitiers. UFR des sciences fondamentales et appliquées (autre partenaire) .


  • Résumé

    Le nombre d'épisodes reproducteurs au cours de l'existence d'un organisme constitue un trait d'histoire de vie majeur. On distingue ainsi des espèces semélipares (une seule reproduction et la mort de l'organisme), et d'autre itéropares (reproductions répétées). La vipère aspic occupe une position intermédiaire avec une faible fréquence de reproduction (tous les 2-4 ans) et une tendance marquée vers la seméliparité. Chez cette espèce, des contraintes énergétiques et écologiques de la reproduction (coûts) sont d'amplitude élevées et indépendantes de la fécondité. Nos travaux suggèrent l'existence d'une relation directe entre la fréquence des reproduction et les contraintes reproductrices et soutiennent donc l'hypothèse de Bull et Shine (1979). Notre idée originale repose sur une connexion du modèle de Bull et Shine avec les stratégies d'acquisition et d'allocation de l'énergie et notamment le stockage de réserves corporelles. Nos résultats supportent largement l'existence d'une relation évolutive entre les coûts indépendants de la fécondité, les systèmes à faible fréquences de reproductions et les stratégies de capitalisation de l'énergie ("Capital-breeding"). Cette étude apporte des éléments de réponses pertinents sur les conditions d'émergence des systèmes de reproduction "extrêmes" et sur la transition évolutive vers la seméliparité.

  • Titre traduit

    Costs of reproduction, resources use and reproductive frequency in the aspic viper (Vipera aspis)


  • Résumé

    The number of reproductive episodes is a major life history trait. A classical distinction is made between semelparous (one reproductive event during the lifetime of the individual) and iteroparous organisms (repeated reproductive events). The aspic viper occupies an intermediate position while showing a low frequency of reproductions (one every 2-4 years) and a marked tendency toward semelparity. In this species the ecological and energetic constraints of reproduction are high and independent of reproductive effort and litter size. Our results indicate a close relationship between those reproductive constraints and reproductive frequency and thereby, support the Bull and Shine (1979) hypothesis. The original idea we developed relies on a connection between Bull and Shine's model and the strategy of energy acquisition and allocation. Our work points out a clear connection between fecundity-independent costs of reproduction, low frequency of reproduction and capital breeding systems. This study brings original informations about the condition favouring the emergence of "extreme" reproductive strategies and the evolutionary transition toward semelparity.

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Informations

  • Détails : 330 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 350 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Poitiers. Service commun de la documentation. Section Sciences, Techniques et Sport.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 02/POIT/2303-A
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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 02/POIT/2303-B
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