La Shoah : le cinéma aux limites de la représentation : the dark deadline

par Alain Kleinberger

Thèse de doctorat en Cinéma

Sous la direction de Francis Vanoye.

Soutenue en 2002

à Paris 10 .


  • Résumé

    La Shoah est cet événement singulier qu'on ne peut pas objectiver, qu'on ne parvient pas à avoir sous les yeux. Le cinéma est, de tous les arts, celui qui passe pour être le plus étroitement associé à la présence même du réel dont il parle. Art de l'illusion par excellence, il est l'art de l'illusion du réel. Qu'advient-il quand le cinéma prend pour thème un réel impossible à montrer ? La recherche concerne d'abord les films de fiction français et américains réalisés entre 1933 et 1944. L'analyse est fondée sur l'hypothèse que le cinéma de cette période n'est pas resté totalement muet face au désastre. La réflexion porte sur les conditions de réalisation, les scénarios, l'image. . . Et sur les liens que les oruvres tissent avec l'actualité. Elle prend en compte la réception critique. Les problématiques sont ensuite réinvesties dans l'analyse du film de W. Jakubowska, La Dernière étape (1947). La deuxième partie propose, en diachronie, une typologie des films, articulée aux différentes étapes de l'historiographie de la Shoah. Elle s'intéresse à la permanence du genre de la comédie et interroge les rapports que le cinéma entretient avec l'histoire. Elle s'ouvre sur l'examen d'un film particulier, Un Spécialiste (R. Brauman et E. Sivan, 1999) tentative de représentation quasi fictionnelle originale. La dernière partie porte sur la question des limites de la représentation. À partir de l'étude de films précis, elle concerne la mise en scène des bourreaux, des victimes, le conflit entre réalité historique et vérité artistique, les conventions, la fiction ellemême. Elle s'achève par une analyse du film de R. Bober et G. Perec Récits d'Ellis Island (1979), envisagé comme une évocation distanciée, neutre, de la catastrophe.

  • Titre traduit

    ˜The œHolocaust : cinema at the limits of representation : the dark deadline


  • Résumé

    The Holocaust is a unique event that it is not possible to objectify. Of all the arts, film is the most closely associated with the presence of reality that it addresses. This study tries to understand what happens when the cinema takes as its theme a reality that is impossible to depict. It focuses first on French and American cinema between 1933 and 1944, investigating the screenplays, images, and their reception. It then proposes a general typology articulating the historiography of the Holocaust. Finally, it addresses the question of the limits in the representation of characters and of the historical reality, in the usage of conventions and in fiction itself. Throughout, it sketches a reflection on the analysis of films and invites other languages of art. Three films are the object of more detailed analysis: La dernière étape (W. Jakubowska, 1947), Un Spécialiste (R. Brauman, E. Sivan, 1999), Récits d'Ellis Island (R. Bober et G. Perec, 1979).

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (483 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 435-454. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 02 PA10-135
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.