Thèse soutenue

Philosophies de la Révélation : Rosenzweig et Levinas

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Stéphane Habib
Direction : Catherine Chalier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Paris 10

Mots clés

FR

Résumé

FR  |  
EN

Si ce travail propose d'articuler une réflexion autour de la révélation, c'est parce que, nous semble-t-il, dans ce mot que nous croyons le plus souvent connaître ou reconnaître, reste une étrangeté - une au moins, bien plus d'une en vérité - non sans lien avec ce que pose précisément comme questions la révélation. En effet, la révélation sera abordée comme ce qui pose des questions, dérange, surprend et bouleverse, comme ce qui met en question en somme, bien davantage que comme une notion ou un concept fixe et figé une fois pour toutes, se laissant saisir dans et par une définition. Que disons-nous alors lorsque nous disons, pensons ou écrivons ''la révélation'' ? Qu'arrive-t-il à la pensée lorsque ''révélation'' vient à l'idée ? L'arrivée, précisément, la venue d'ailleurs, de l'étranger, la descente, le surgissement de l'Autre et l'inquiétude du sujet, serait-ce ceci que révèle la révélation ? Mais ceci alors, qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que révélation justement veut - à l'intention de - dire quelque chose ? Est-ce une adresse ? Est-elle pensable ? Comment comprendre que Franz Rosenzweig, d'une manière de prime abord peut-être surprenante, entame son interrogation à propos de la révélation par cette belle phrase du Cantique des cantiques ''L'amour est fort comme la mort'' ? Comment les liens sont-ils tissés autour de ces problèmes - d'amour, de vie, de mort, de l'Autre, du sujet, de la langue et du langage. . . - entre Rosenzweig et Levinas qui, pour sa part, loin de toute certitude demande : ''La Révélation, plutôt qu'un savoir reçu, n'est-elle pas à penser comme [cet] éveil ?'' Autant de questions, en abritant bien évidemment une infinité d'autres, que nous avons tenté de déplier en nous mettant à suivre les traces de Levinas et de Rosenzweig.