Islam chez les Maures, les Hâlpulâr et les Soninké : maraboutisme, confrérisme, syncrétisme, identités nationales et nationalismes

par Seydou Hamady Gueye

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Pierre-Philippe Rey.

Soutenue en 2002

à Paris 8 .


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  • Résumé

    Les sociétés qu'on peut considérer comme des sociétés soudanaises en général, les Maures, les Soninké et les Hâlpulâr en particulier, entretiennent de multiples contacts, tant au niveau historique et géographique que religieux. L'observateur est ici en présence de peuples liés par l'histoire, la géographie, la religion, le sang. Le discours sur les sociétés soudanaises est demeuré inchangé. Il s'agit d'une approche qui considère les objets étudiés comme figés, immuables, éternels : les ethnies sont considérées comme des entités irréductibles et repliées sur elles-mêmes. On n'a pas tenu compte des échanges de tous ordres entre ces ethnies. C'est ainsi qu'on a, pendant longtemps, expliqué la plupart des conflits politiques et sociaux en Afrique. Guerres tribales, animisme, mentalité primitive servaient d'explications. L'impact de l'Islam - une importation spirituelle - fut longtemps occulté. Face à cette attitude raciale, des intellectuels africains - pour revaloriser la culture africaine - réagirent à cette vision. Par la suite, on parlera de l'islam africain, mais comme un islam noir. On a ainsi fait passer le privilège du thème de l'ethnie au thème de l'Islam. Une telle approche n'est pas dynamique mais plutôt statique, parce que'elle ne reconnaît pas le changement, de la gestation des peuples du Soudan Occidental. Avec l'avènement des Etats hérités de la colonisation, nous assistons à la naissance de nationalismes importés ou inventés comme l'arabisme et l'africanisme dans le cadre de l'Etat mauritanien. Nous assistons également à l'émergence de nouvelles identités. C'est ainsi qu'on parle de négro-africain, d'arabo-berbères, de négro-mauritaniens. L'auteur de cette thèse se propose de remettre en question cette vision qui ne permet pas d'appréhender la réalité socio-historique des sociétés en question. Il faut rappeler que rien n'est inscrit éternellement dans les gênes des objets anthropologiques ici étudiés. Qu'à d'autres niveaux. On tente de montrer la validité de concepts et dénominations jusque là non explorés ou non utilisés, tels que négro-berbères, négro-arabes. . . Et on remet en question des termes comme négro-mauritaniens, ou négro-africains. Il est temps, à son avis, de reconsidérer et de redéfinir des concepts tels que l'arabité et l'africanité. Il fait étudier l'Islam en tant que religion commune et spécifique aux trois groupes étudiés dans le maraboutisme, le confrérisme, les classes dominantes et dominées, les groupes sociaux professionnels, ou castes.

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Informations

  • Détails : 443 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. I-XIX

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
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  • Cote : TH2001
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