La poésie française au Japon : 1920-1940

par Yves Marie Allioux

Thèse de doctorat en Lettres, sciences humaines et sociales

Sous la direction de Jean-Jacques Tschudin.

Soutenue en 2002

à Paris 7 .


  • Résumé

    La présente thèse essaie de comprendre le succès de la réception de la poésie française au Japon entre les deux guerres, du symbolisme au sens large jusqu'aux divers mouvements d'avant-garde tels que le dadai͏̈sme ou le surréalisme. Pour prouver qu'il ne s'agit pas d'une occidentalisation superficielle dominée par un complexe d'infériorité culturel ou par le snobisme, il a paru indispensable de replacer les diverses problématiques poétiques de l'entre-deux-guerres dans la perspective de la tradition poétique japonaise. Les trois premiers chapitres s'attachent donc à dessiner l'"horizon d'attente" de la poésie française au Japon, et tentent une synthèse de la poésie japonaise à l'aube de la modernité, en mettant l'accent sur quelques traits pertinents : l'expression d'une subjectivité moderne, la recherche d'un invisible métaphysique. Le chapitre IV retrace les évolutions politico-idéologiques propres à expliquer comment, dans les premières années du XXè siècle, l'intérêt des créateurs japonais s'est reporté du romantisme anglais vers le symbolisme français, tandis que le chapitre V traite des auteurs ou mouvements poétiques français qui se sont implantés au Japon dans l'entre-deux-guerres avant que la montée du militarisme ne provoque un "retour au Japon". Dès lors, plus que l'"esprit nouveau", c'est la Nouvelle Revue Française qui séduisit par sa double postulation de désengagement politique et d'exigence de qualité artistique. Cependant, un nouvel universalisme et une sorte d'unanimisme poétique, s"esquissaient dans l'oeuvre d'un poète francisant traducteur de Rimbaud, NAKAHARA Chûya (1907-1937), qui réalisait une véritable "fusion des horizons", garante, selon nous, de la large audience qu'il n'a cessé de connaître au Japon depuis la fin de la guerre.


  • Résumé

    This essay is an analysis of the successful reception of French poetry from widely-defined symbolism to varied "avant-garde" movements like Dadaism and Surrealism in Japan between the two world wars. To prove that this success was not simply a superficial imitation of the West dominated by a feeling of cultural inferiority or by snobbishness, it has been felt necessary to place the various poetic preoccupations of early 20th century Japan in the perspective of Japanese poetic tradition. So the first three chapters describe the situation met by French poetry in Japan (the "Ertwartungshorizont" of Hans Robert JAUSS), and include an attempt to make a synthesis of Japanese poetry at the beginning of the modern era while accentuating a few important characteristics: the presence of modern subjectivity and the search for an invisible metaphysics. Chapter IV retraces the political and ideological changes in Japan which explains how in the early decades of the 20th century the Japanese creators moved from an interest in English romanticism towards French symbolism. Chapter V deals with the authors or with the French poetical movements which where influential in Japan between 1920 and 1940 before the rise of militarism closed Japan to foreign influence. From then on more then the "New spirit", it was the "Nouvelle Revue Française" which was found attractive through its double ethic of political neutrality and high artistic quality. However a new universalism and a sort of poetic unanimism was becoming apparent in the work of a poet specialised in French and the translator of Rimbaud, called NAKAHARA Chuya (1907-1937) who was managing a "fusion of horizons" which guaranteed him the large audience which he has continued to enjoy in Japan since the end of the war.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (999 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TL (2002) 056

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 7042
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