Les moines géomanciens de Koryô (918-1392), : une étude critique des sources

par Yannick Bruneton

Thèse de doctorat en Lettres, sciences humaines et sociales

Sous la direction de Jean-Noël Robert.

Soutenue en 2002

à Paris 7 .


  • Résumé

    Bien que mentionnés de manière marginale dans les sources (histoire dynastique, stèles de grands moines, mémoire de construction d'édifices bouddhiques), les moines géomanciens étaient un phénomème majeur de la vie sociale, politique et religieuse de Koryô (918-1392). Dans la société, des moines irréguliers faisaient commerce de la géomancie pour mener une existence indépendante, hors des cadres institutionnels. Par ailleurs, les moines géomanciens intégrés à l'administration étaient le produit d'un "bouddhisme protecteur du pays", religion d'Etat. Ces derniers constituent une originalité dans l'histoire du bouddhisme en Corée parce que leur existence est circonscrite à Koryô. Ils exercèrent au sein de structures particulières: les "conseils temporaires" "togam", dans les domaines des funérailles des grands moines, de la construction des édifices bouddhiques et des déplacements royaux. Ils étaient acteurs d'une divination officielle qui jouait un rôle de médiation entre l'Etat et le bouddhisme, favorisant ou non les cultes et les constructions de monastères. Les historiographes du XVè siècle qui compilèrent l'histoire dynastique de Koryô (le "Koryôsa"), mentionnent ces moines dans le but de justifier l'instauration de la dynastie de Chosôn (1392-1910) qui était en rupture avec la précédente dans le domaine idéologique, religieux, et économique. Ces moines servirent donc à justifier le dénigrement du bouddhisme par l'Etat. . .


  • Résumé

    Historical sources (official history, steles, memoranda of buddhist construction works) of the Koryô dynasty (918-1392) incidentally mention buddhist monks practising geomancy. Documents of the XVth century onwards always refer to them in a negative way. It serves apparently to vilify the Koryô regime, to disparage buddhism, as well as to legitimate the drastic reduction of monastery estates and the moving of the capital to another site (Hanyang). Actually, geomancy practised by buddhist monks was an important feature of social, political and religious life in Korea during that period. Some monks were exercising it to make to make a living outside the institutional boundaries. Others were enrolled into public administration, to participate in togams (special commitees), called in occasionally to organize a famous monk's funeral, the construction of a buddhist building or a royal trip. As geomancy and fortune-telling were also carried out in other government agencies, buddhist geomancers often acted as middlemen between the State and the buddhist establishment. . .

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Informations

  • Détails : 3 vol. 1229 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury

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