Spiegel, Schatten und Dämonen : Darstellungsformen urbaner Lebenswelt im Künstlerroman zwischen 1780 und 1860

par Max Olof von Hilgers

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Norbert Miller et de Stéphane Michaud.

Soutenue en 2002

à Paris 3 en cotutelle avec Technische Universität (Berlin) .


  • Résumé

    La représentation littéraire de la ville se transforme au cours du XIXe siècle. La recherche part du point de vue que la figure de l'artiste a une influence décisive sur le développement de l'image raconte��e de la ville. Elle prend pour objet des romans et nouvelles d'artistes européens qui se déroulent dans la ville. Du Tableau de Paris de Sébastien Mercier à l'Aurélia de Gérard de Nerval, l'observateur traditionnel s'éloigne toujours plus de la description et fait intervenir un nouveau regard. E. T. A. Hoffmann et Nicolas Gogol introduisent l'artiste comme observateur de la ville. Ce dernier s'appuie sur l'imagination qui se sert de son imagination pour décrire des choses qui se trouvent au-delà du visible objectif. Avec le personnage de l'artiste se découvre le domaine du non-visible. Cette figure permet d'exposer et de refléter le processus de description et d'inclure dans celle-ci la représentation personnelle de l'individu. L'image de la ville ne se soumet plus à une impression générale bien ordonnée, mais se décompose en impressions isolées décousues qui, seules, ont une portée individuelle et symbolique. Perceptions intérieure et extérieure divergent et fondent une position narrative différenciée. Dans les œuvres d'Honoré de Balzac (Illusions perdues), Nathaniel Hawthorne (Le Faune de marbre) et Gottfried Keller (Henri le Vert), la ville sert de lieu d'épreuve. Les rêves artistiques ne peuvent se réaliser dans la ville. La ville décevant, devient un espace de découverte de soi. A partir de la perspective de la déception et de la marginalité se développent des esquisses nouvelles et modernes de la représentation de la comme d'un espace de trouble et d'étrangeté. L'insignifiance et l'isolement ressentis accompagnent l'image de la ville. C'est pour cette raison que, dans de nombreux romans d'artiste, la nature est placée à côté de la ville comme contre-univers et lieu de fuite.

  • Titre traduit

    The artist and the representation of the city : the evolution of new images of the city in the epic literature of the 19th century


  • Résumé

    The literary representation of the city changes during the course of the 19th century. The present study assumes that the figure of the artist comes to have a decisive influence on the development of the narrated image of the city. The study looks at European novels and stories that display the life of an artist (Künstlerroman) and take place in the city. From Sébastien Mercier's Tableau de Paris to Gérard de Nerval's Aurélia the traditional observer becomes further and further removed from the narrative and allows a new observer to emerge. E. T. A. Hoffmann and Nikolai Gogol introduce the artist as an observer of the city, one who uses his imagination to give account of things that lie behind that, which is objectively visible. The figure of the artist facilitates discovery of the realm of the non-visible. The figure of the artist makes it possible to lay bare and reflect upon the narrative process and to bring into it individual human imagination. Thus the image of the city no longer submits to an overall orderly impression, but rather splits into so many different unconnected impressions that are of personal and symbolic significance alone. Internal and external perceptions diverge and propel the text into a narrative approach that takes account of this. In the works of Honoré de Balzac (Illusions perdues), Nathaniel Hawthorne (The Marble Faun) and Gottfried Keller (Der grüne Heinrich) the city serves as a place of testing. Artistic dreams cannot be realized in the city. The city brings disappointment and thereby becomes a space of discovery of one's own self. From the perspective of disappointment and marginality new and modern ways of representing the city develop that are also capable of expressing the extent of confusion and alienation. The meaninglessness and isolation experienced in the city come to accompany the image of the city. It is for this reason that in many novels that display the life of an artist (Künstlerroman) nature is placed alongside the city as a 'counter-world', a world of escape.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (368 f.-[9] f. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 316-323. Index

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