Tête-à-tête : pour (ou contre) une herméneutique plastique de l'oeuvre d'art

par Anna Guilló

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Jean Lancri.

Soutenue en 2002

à Paris 1 .


  • Résumé

    Qu'elle s'attache à interpréter des textes ou toute autre forme de langage, l'herméneutique, avant même d'être une réflexion théorique, s'appuie et se fonde sur une pratique. C'est entre autres pour cela qu'elle n'est, en définitive, pas très éloignée de la discipline des Arts plastiques dans son sens le plus universitaire du terme, c'est-à-dire en tant que recherche articulant pratique et théorie. Pour interpréter une oeuvre, il faut d'abord la rencontrer. Quoi qu'on puisse en penser, la rencontre ne va pas de soi si elle ne s'accompagne du choc émotionnel et/ou intellectuel qui prélude à la jouissance esthétique. Bref, l'oeuvre n'affirme son être que si, d'une façon ou d'une autre, elle nous prend. Mais, par une action réciproque simultanée, la rencontre débouche sur une appréhension personnelle de l'objet, qui donne lieu à une représentation mentale singulière et unique. Unique, car elle n'est identique à aucune image concomitante, ni à l'objet lui-même, ni aux représentations mentales que d'autres sujets peuvent s'en faire, puisque chacun de nous perçoit le réel en fonction de son acuité sensorielle et de sa personnalité globale. Aussi la phénoménologie perceptive implique-t-elle déjà indiscutablement un certain degré d'interprétation du réel. Cette représentation initiale subit à son tour un traitement psychique complexe dans la mesure où elle s'intellectualise et s'enrichit de divers apports affectifs dont certains dépendent des relations dialectiques que le sujet entretient avec son propre monde. Cette étape offre un champ d'étude très vaste pour qui veut saisir le processus interprétatif dans son inépuisable complexité. Mais, dans le champ du langage, et notamment dans le domaine des arts plastiques, une troisième étape interprétative est encore possible, celle de la re-création, celle où la représentation mentale prend forme matérielle, celle où l'oeuvre engendre l'oeuvre. C'est ce que nous nommons l'herméneutique plastique de /'oeuvre d'art


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Informations

  • Détails : 2 vol. (366 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 313-326. Index

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  • Cote : Mfiche 223/2971
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