Biologie et répartition des punaises du genre Orsillus (Heteroptera : Lygaeidae) associées aux Cupressaceae : une étude de l'impact d'un pathogène introduit sur les interactions cônes-insectes

par Gaëlle Rouault

Thèse de doctorat en Sciences de la vie. Physiologie et biologie des organismes et des populations

Sous la direction de Alain Roques.

Soutenue en 2002

à Orléans .

  • Titre traduit

    Life trait history and geographic distribution of true seed bugs of the genus Orsillus (Heteroptera : Lygaeidae) associated with Cupressaceae : impact of an introduced pathogen on cone-insect interactions


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  • Résumé

    Le cyprès toujours vert, Cupressus sempervirens, est menacé par la maladie du chancre cortical due au champignon pathogène Seiridium cardinale. Cette maladie, originaire de Californie, s'est rapidement répandue à travers l'Europe et est actuellement présente dans le monde entier. Il a été montré que la présence du champignon en région méditerranéenne était associée à celle de la punaise Orsillus maculatus qui participe à sa dissémination. Nous avons analysé la biologie et la répartition géographique des deux principales espèces du genre Orsillus présentes dans l'aire de répartition du cyprès (O. Maculatus et O. Depressus), afin de comprendre les relations établies entre ces deux Hétéroptères et le champignon. Cette étude a été menée au niveau des cônes de cyprès exploités par les trois protagonistes. Pour cela nous avons réalisé des échantillonnages sur C. Sempervirens ainsi que sur d'autres espèces de Cupressaceae en France, au Maroc et dans plusieurs pays du Bassin méditerranéen. Associée à des données bibliographiques, cette analyse a montré que la présence d'O. Maculatus est essentiellement liée à l'aire de répartition de C. Sempervirens et au climat méditerranéen. En revanche, l'espèce O. Depressus a été trouvée du Nord de la France au Massif de l'Atlas, non seulement sur C. Sempervirens mais aussi sur divers Cupressaceae natifs ou introduits. Une étude du cycle de développement d'O. Maculatus en milieu naturel a permis de mettre en évidence une relation entre cette punaise et le chalcidien des graines Megastigmus wachtli, lors du choix de l'hôte et du site d’oviposition. Les analyses ont montré qu'il y avait significativement plus d'œufs déposés par O. Maculatus dans les trous de sortie de l'hyménoptère que sur les écailles des cônes entrouverts. Nos expérimentations ont également mis en évidence l'existence d'une espèce de parasitoïde s'attaquant aux œufs des punaises du genre Orsillus, Telenomus gr. Floridanus, dont la morphologie semble adaptée aux sites d'oviposition des punaises. Cette étude conduite sur le modèle de relations tripartite cône-insecte-champignon montre comment une espèce invasive peut s'adapter à de nouvelles conditions environnementales. Ce type de rencontre entre espèces dû au hasard peut avoir un impact non négligeable notamment sur la survie des essences natives.

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Informations

  • Détails : 345 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 291-306

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  • Bibliothèque : Université d'Orléans. Service commun de la documentation.Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TS 19-2002-05
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