La course salétine et ses conséquences sur les relations franco-marocaines sous les règnes de Louis XIV et de Moulay Ismai͏̈l : 1661-1727

par Malika Abouelouafaa

Thèse de doctorat en Histoire politique, religieuse et culturelle

Sous la direction de Bernard Lugan.

Soutenue en 2002

à Lyon 3 .


  • Résumé

    La course salétine ou la priraterie salétine, du 17e siècle, débuta avec l'arrivée des Hornachéros à Rabat. Elle continua jusqu'au temps des Alaouites. Cet aspect de l'activité maritime de Salé-le-neuf n'eut en réalité qu'un but commercial et lucratif autre qu'un moyen de s'enrichir facilement. Au Maroc, sous le règne de Moulay Ismai͏̈l, la course fut un moyen de pression, utilisé contre les puissances européennes qui dépossédèrent ce pays de ses activités maritimes. Les sultans eurent utilisé les revenus et les armes prises ou achetées pour réprimer les révoltes intérieures. Parfois ces armes tournèrent vers d'autres puissances chrétiennes : contre la France, l'Espagne et le Portugal. D'autres fois se tournèrent vers les fournisseurs (anglais et hollandais). Cette activité maritime reste une source de richesse pour le sultan, et les gouverneurs des tribus littorales, ainsi qu'aux marchands catholiques et protestants étrangers. Ajoutant à ceux-ci les marchands marocains et andalous (musulmans et juifs et parfois chrétiens). Elle reste telle, jusqu'à ce que l'autorité essaya de la rendre une affaire privée. Si Moulay Ismai͏̈l considère la course salétine comme une pratique licite et légitime, Louis XIV la classe dans le registre de la piraterie. Ainsi chaque fois qu'il signe un traité de paix avec les nations européennes il déclare la guerre aux barbaresques de la Méditerranée ou de l'Atlantique. Malgré cet état de guerre outre que les ruptures de 1693-1698 et celles de 1712-1727 les relations commerciales et l'échange de captifs chrétiens et musulmans continuèrent de prospérer entre les deux royaumes. Mais le refus de Louis XIV d'établir une alliance avec le souverain marocain a empêché ce dernier d'unifier son royaume. Ainsi dès l'échec de St-Olen en 1693, Moulay Ismai͏̈l refusa toutes négociations avec les envoyés de Louis XIV si le sujet ne concerne pas l'alliance contre les espagnols de Ceuta (Sebta). Alors une première rupture inévitable entre 1693 et 1698 et une deuxième plus longue de 1712 à 1767. C'est-à-dire les relations franco-marocaines n'ont repris qu'avec le souverain Sidi Mohammed Ben Abdellah le bâtisseur d'Essaouira l'ancien Mogador.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (384 f.-43 f. d'ill. h.t.)
  • Notes : Publication non autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 371-382. Index

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