De la sensorialité aux images mentales, une nécessaire évolution de la perception

par Thérèse Devic

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Marie Cariou.

Soutenue en 2002

à Lyon 3 .


  • Résumé

    Malgré la diversité apparente du monde vivant et minéral, les conditions du réel spécifie les objets par des invariants qui sont autant de points de reconnaissance pour le système perceptif animal. Mais les objets ne sont pas seulement par les propriétés physico-chimiques de la matière qui les traite et les constitue. Ils sont encore par leur subjectivité acquise des multiples usages qui en sont faits. De là naît la différence de sens entre signes issus des objets. Elle suppose de la part du sujet l'interprétation, qui s'est développée parallèlement à l'aptitude à se représenter et à la conscience. Représentation et conscience engagent la perception dans un acte double, à la fois de restitution et de jugement. Le moi se trouve engagé, comme le soi, en opposition à l'autre, l'objet, conférant au signe une place entre le Même et l'Autre. L'esprit est à la fois le soi,le moi, qu'exploitent et que construit les tenants et aboutissants de la perception. Cependant, au plan scientifique, malgré l'évolution des techniques d'exploration fonctionnelle et des connaissances, la superposition de la représentation et de son signifié pose problème. Le développement actuel des sciences cognitives ne comble pas non plus l'articulation entre la théorie et la nature qu'interroge Bergson en conclusion de "L'énergie spirituelle", ne résoud pas l'incertitude husserlienne de la connaissance telle qu'en elle-même, ne précise pas le questionnement amorcé par Merleau-Ponty. Si cette opposition n'est que la manifestation primordiale de la conservation face à une désorganisation entropique, alors le problème trouve peut-être sa résolution dans l'origine de l'état de perception. Mais ni la science, ni les raisons sociologique du développement perceptif, ne semblent en mesure de résoudre le questionnement. En conséquence, la réflexion philosophique, si elle a dépassé le dualisme descartien, doit rester ouverte à un approfondissement de la pensée pour mieux prendre la mesure de l'évolutivité du subjectif. L'aperception reste une voie possible. La perception se positionne finalement comme une fonction au centre de tous les constitutifs du sujet.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (403-[17] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : [7] f. de bibliogr.

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  • Cote : GF 00558
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