Interactions adipocytes-ostéoblastes : rôle potentiel de PPARγ

par Anne-Catherine Maurin

Thèse de doctorat en Pathologie osseuse

Sous la direction de Pierre Meunier.

Soutenue en 2002

à Lyon 1 .


  • Résumé

    Les mécanismes de la perte osseuse au cours du vieillissement restent largement inconnus. L'importante augmentation de la taille et du nombre des adipocytes médullaires accompagnant la diminution du volume trabéculaire osseux chez le sujet âgé nous a suggéré l'existence d'une interaction entre les adipocytes et les ostéoblastes. Un modèle in vitro de cocultures primaires d'origine humaine nous a permis de montrer que la présence d'adipocytes matures induisait une inhibition de la prolifération des ostéoblastes. L'analyse de la composition en acides gras des milieux de cultures a mis en évidence une variation significative de la proportion de deux acides gras polyinsaturés (AGPI) en présence d'adipocytes, le DHA et l'acide arachidonique. Ces deux AGPI (10 à 50 æM) ont induit une inhibition significative et dose-dépendante de la prolifération ostéoblastique avec une diminution de l'entrée des cellules en phase S du cycle cellulaire, sans signe d'apoptose. Afin de déterminer le mécanisme d'action des AGPI, une éventuelle implication de l'activation des PPARs a été étudiée. L'expression des PPARs g et b/d par les ostéoblastes a été mise en évidence au niveau protéique. Des ligands spécifiques de ces PPARs (15dPGJ2 et cPGI2, respectivement, 10 æM) ont induit, comme les AGPI, une inhibition de la prolifération ostéoblastique. Le traitement à long terme des ostéoblastes par les acides gras a stimulé l'expression protéique de facteurs de transcription pro-adipogéniques et l'apparition de vésicules lipidiques dans le cytoplasme cellulaire. En revanche, l'expression du facteur de transcription ostéogénique Runx2/Cbfa1 semble être inhibée par les acides gras. Ces données suggèrent que les acides gras peuvent influencer l'état de différenciation des ostéoblastes in vitro. Nos résultats sont en faveur du concept de plasticité entre les voies de différenciation ostéoblastique et adipocytaire, qui dans certaines conditions, contribuerait à la perte osseuse liée au vieillissement.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 137 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 442 réf. bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?