La Fucosylation distale et proximale chez Bos taurus : Structure et expression des gènes FUT4, FUT9 et FUT8

par Christophe Javaud

Thèse de doctorat en Biologie - Sciences - Santé

Sous la direction de Raymond Julien.

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  • Titre traduit

    Distal and Core Fucosylation Genes in Bos Taurus : Structure and Expression of FUT4, FUT9 and FUT8


  • Résumé

    Chez les mammifères, le fucose est greffé à la périphérie des glycannes en position α1,2, α1,3 ou α1,4 lors des dernières étapes de la biosynthèse des oligosaccharides, ou plus préocement en α1,6 sur le premier GlcNAc du groupement chitobiose proximal des N-glycannes exclusivement. Au cours de ce travail, nous avons procédé à une étude approfondie de la fucosylation proximale en clonant le gène FUT8 bovin codant une α6-fucosyltransférase. Ce gène se démarque des autres gènes de fucosyltransférases par sa structure codante multiexonique. De plus, son découpage exon/intron s'avère très différent de celui de l'homme, de la drosophile et du nématode Caenorhabditis elegans. Il existe une excellente corrélation entre l'organisation des exons codant du gène FUT8b et les différents domaines de la protéines. Ces résultats corroborent donc la théorie de la formation ancestrale des gènes par brassage d'exons ("exon shuffling") développée par Gilbert en 1987. Chez Bos taurus, un seul gène codant une α3-fucosyltransférase a été isolé à ce jour. Il s'agit du gène futb (Oulmouden et al. , 1997), orthologue homologue du cluster de gènes humains FUT3-FUT5-FUT6. Alors que l'activité α4-fucosyltransférase responsable de la synthèse des antigènes Le(a) est contrôlée par les produits des gènes FUT3 et FUT5, il a été logiquement postulé que cette activité enzymatique était restreinte aux seules espèces possédant le cluster de gènes Lewis, les hominoïdes (homme et chimpanzé). Après l'identification par Raychoudhury (1997) de l'activité α4-fucosyltransférase chez le rat, et suite aux travaux de Dupuy et al. (2002), montrant que l'α4-fucosylation était en réalité apparue beaucoup plus précocement chez les primates, nous avons entrepris avec succès la recherche d'antigène Le(a) chez le vertébré Bos taurus. Nous avons ensuite isolé deux gènes, bFUT4 et bFUT9 codant des enzymes possédant des aptitudes particulières, contrairement à leurs homologues humaines, pour le transfert du fucose en α1,4. L'α4-fucosylation pourrait donc être plus largement distribuée chez les vertébrés. De plus, par deux mécanismes distincts, chacun de ces gènes est en mesure de coder potentiellement une protéine soluble raccourcie de sa portion transmembranaire, inapte au transfert de fucose, mais dont la fonction de lectine reste à explorer

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Informations

  • Détails : 168 p.
  • Annexes : Bibliogr. p. 153-168

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  • Bibliothèque : Université de Limoges (Section Sciences et Techniques). Service Commun de la documentation.
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