Mécanismes d'invasion de Rubus alceifolius à l'île de la Réunion : interaction entre facteurs écologiques et perturbations naturelles et anthropiques dans la dynamique d'invasion

par Stéphane Baret

Thèse de doctorat en Biologie des populations et écologie

Sous la direction de Jacques Figier.

Soutenue en 2002

à La Réunion .


  • Résumé

    À l'heure où l'on se préoccupe de la perte de biodiversité face aux invasions biologiques et aux activités humaines, comprendre les mécanismes expliquant le succès de ces invasions est devenu primordial. Dans cette étude, nous avons mesuré les traits d'histoire de vie de Rubus alceifolius Poiret (Rosaceae), une ronce géante originaire du Sud-est asiatique, considérée à la Réunion comme l'une des plantes les plus abondantes et menaçantes pour les écosystèmes indigènes. Cette espèce clonale, introduite à partir d'un seul génotype au 19e siècle, occupe aujourd'hui une très large gamme d'habitats de 0 à 1 700 m d'altitude. Les résultats ont montré que R. Alceifolius possède une forme de croissance mi-liane-mi-buisson, des modes de multiplication variés (semis, marcottes, rejets de souche, boutures), une période juvénile courte, une production de fruits et de graines régulières et abondantes à basse altitude, une forte capacité de croissance végétative et une importante plasticité phénotypique qui lui permet de coloniser rapidement les habitants après perturbations. L'une des particularités de cette espèce est sa stratégie de développement qui varie avec l'altitude. Ainsi au dessous de 1 100 m, cette espèce se développe par multiplication sexuée (formant une importante banque de graines) et végétative, alors qu'au-dessous de 1 100 m, elle ne se multiplie que végétativement. Nous avons mis en relation ces différents traits avec le régime des perturbations naturelle ou anthropique : chablis forestiers, ouvertures de chemins forestiers, parcelles de régénération sylvicole. Ces résultats soulignent l'importance de considérer une invasion comme l'interaction entre l'espèce exotique et l'écosystème envahi. D'un point de vue théorique, ils permettent de mieux comprendre les mécanismes expliquant le succès d'une invasion et ils complètent plus précisément le rôle de certains traits biologiques dans la colonisation de nouveaux milieux. Cette étude, en orientant les programmes de lutte, contribue entre autre à améliorer les méthodologies qui pourront être utilisées dans des plans de conservation des habitats menacés.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (224 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 205-224

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  • Bibliothèque : Université de la Réunion (Saint-Denis). Service commun de la documentation. Droit-Lettres-Sciences humaines.
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