L'eutypiose de la vigne : Caractérisation, structure et expression du gène Vr-ERE. Effets de sa surexpression chez divers Vitis

par Valérie Legrand

Thèse de doctorat en Biologie moléculaire et cellulaire végétale

Sous la direction de Jean-Paul Roustan.

Soutenue en 2002

à Toulouse, INPT .

  • Titre traduit

    Eutypa dieback of grapevine. Characterization, structure and expression of Vr-ERE gene. Effects of its over-expression in Vitis


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    L'eutypiose est une grave maladie de dépérissement de la vigne provoquée par le champignon Eutypa lata. Il a été précédemment démontré au laboratoire que le parasite, présent au niveau du bois, agit par l'intermédiaire d'une toxine: l'eutypine. Aucun traitement curatif n'est disponible à ce jour. Un mécanisme de détoxication de l'eutypine a été caractérisé et un gène (Vr-ERE) codant pour une réductase a été isolé chez Vigna radiata. Afin de démontrer le rôle de l'eutypine dans la maladie, la stratégie retenue consiste à exprimer l'ADNc Vr-ERE codant l'eutypine réductase, chez la vigne. Ainsi, la forme réduite de l'eutypine ne sera plus phytotoxique. Tout d'abord, le gène Vr-ERE a été caractérisé et sa structure étudiée. Un gène homologue nommé Vr-ERE2 a été isolé chez Vigna radiata et l'expression de l'ADNc chez coli a permis de montrer que la protéine correspondante possédait également une activité eutypine réductase. L'analyse des séquences peptidiques déduites des séquences nucléotidiques révèle de fortes homologies avec CPRD 14, isolé à partir d'un génotype de Vigna unguiculata résistant à la sécheresse et avec la CAD1 d'Eucalyptus gunni. Des vignes de 110 Richter et de Portan, surexprimant le gène Vr-ERE ont été obtenues par transformation génétique via A. Tumefaciens. Chez la variété 110 R, la surexpression du transgène permet d'augmenter la tolérance à l'eutypine. Enfin, la possibilité d'utiliser le gène Vr-ERE en tant que gène de sélection en association avec l'eutypine, au cours des opérations de transformation génétique, a été étudiée. Ce gène, d'origine végétale, a été introduit en tandem avec un gène codant pour une chitinase, dans une construction génétique. Des lignées cellulaires de Gamay, sélectionnées en présence d'eutypine, surexpriment les deux transgènes et manifestent in vitro un niveau de tolérance à l'eutypine nettement supérieur à celui des cellules non transformées.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (150 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.125-150

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2002INPT003A
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.