Distrubution de l'azote entre le lait, les fèces et l'urine chez la vache laitière alimentée aves des rations déficitaires en azote fermentescible

par Valérie Monteils

Thèse de doctorat en Sciences agronomiques

Sous la direction de Gérard Blanchart.

Soutenue en 2002

à Vandoeuvre-les-Nancy, INPL .


  • Résumé

    La variation de la distribution d'azote entre lait, urine et fèces a été étudiée chez la vache laitière. Une modélisation avec les données bibliographiques démontre l'impact déterminant de la teneur en MAT de la ration sur la prédiction des quantités sécrétées et rejetées. Les rations utilisées lors des expérimentations présentent un déficit en azote fermentescible (dPDI [environ] 10g/kg MS) pour optimiser la valorisation par un recyclage accru. Un premier essai utilisant des teneurs de 13 à 16% MAT dans la ration confirme que les quantités exportées augmentent avec la teneur en MAT. La valorisation dans le lait de l'azote ingéré ou de l'azote digéré diminue alors que la digestibilité apparente de l'azote et le rapport azote urinaire / azote apporté augmentent. Un deuxième essai montre que, pour des rations à 13 et 14% MAT, la réponse de l'exportation de l'azote dans le lait ne dépend pas du stade de lactation (semaine de lactation 3 à 18), les facteurs stade et teneur en MAT étant indépendants. Enfin, un troisième essai a étudié l'effet d'un apport supplémentaire d'énergie (+0,05 UFL/kg MS) sur la distribution de l'azote pour deux niveaux azotés donnés (12 et 14% MAT). Cet apport d'énergie génère une augmentation d'ingestion d'azote et une augmentation de sa digestibilité apparente. Il permet de maintenir la part de l'azote apporté dans le lait pour les deux niveaux azotés. Même si l'excrétion urinaire d'azote représente des parts similaires avec les deux apports d'énergie, il y a une augmentation de la proportion d'azote uréique pour la ration 14% MAT. Pour ce régime, l'augmentation d'ingestion d'azote n'est pas entièrement compensée. La valorisation systématiquement supérieure dans le lait de l'azote apporté par rapport à la moyenne des données de la littérature peut s'expliquer par une mise à disposition supplémentaire d'azote au métabolisme par le recyclage. Les excrétions urinaire et fécale d'azote répondent moins fortement à ce déficit d'azote fermentescible.

  • Titre traduit

    Nitrogen distribution between milk, faeces and urine by dairy cow fed diets with a deficit of rumen fermentable nitrogen


  • Résumé

    The variation of the nitrogen distribution in the output compartments milk, urine and faeces has been studied in dairy cows. A model carried out by bibliographie analysis shows the central role of the crude protein leve! of diets on predictions of nitrogen recovery in milk or its losses in urine or faeces. All experimental diets are made using a systematically deficit of rumen fermentable nitrogen ( dPDI ~ 10 g/kg DM) to maximise utilisation in milk by favouring nitrogen recycling. The first trial confrrmed that ali N outputs increased with the CP level, running from 13 to 16% of the DM. The recovery rate in milk of nitrogen intake or digested nitrogen decreased whereas digestibility and relative urinary losses increased. A second trial showed for two CP levels (13% and 14%), that its determination on the nitrogen recovery in milk was independent of lactation state as this last factor and CP level affected separately milk nitrogen. The third trial studied the effect of an additional energy supply for two given CP levels in the diet (12% and 14%) on nitrogen outputs. This supply enhanced an increased nitrogen intake and apparent digestibility. No improvement by the supplementary energy of the recovery rate of fed nitrogen in milk has been noted for both CP levels. Even if urinary losses were similar between both energy supplies at both CP levels, at the higher level (14% CP) feed nitrogen loosed in urine as urea nitrogen is higher with the supplementary energy. In this case, the increased nitrogen intake are not completely buffered by a more efficient metabolic conversion into milk. For a given range of CP levels, the metabolic utilisation of feed nitrogen in milk in our trials was systematically higher than the bibliographie values in average. As recycling has been stimulated in all diets by a systematic deficit of fermentable nitrogen, this result could be du to an underestimated metabolic nitrogen supply. The nitrogen recovered in urine and faeces was Jess sensitively affected by this supplementary nitrogen source.

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  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université de Lorraine. Direction de la documentation et de l'édition. BU Ingénieurs.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2002 MONTEILS V.
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