Le développement de la méthode cartésienne dans les Provinces-Unies (1643-1665)

par Massimiliano Savini

Thèse de doctorat en Sciences religieuses. Philosophie

Sous la direction de Jean-Robert Armogathe.


  • Résumé

    Notre recherche se propose de suivre le débat sur la methodus cartesiana qui eut lieu dans les Provinces-Unies dans la période relative à la première diffusion du cartésianisme. Un des enjeux philosophiques principaux du débat entre cartésiens et anticartésiens fut celui de la méthode suivie par Descartes. Le rejet, qui se trouve dans le Discours de la méthode, de la logique traditionnelle sembla provoquer un vide "épistémologique" qui ne pouvait pas être comblé, et les premiers adversaires de Descartes ne manquèrent pas de souligner l'absence d'un instrument formel capable de prouver les thèses soutenues dans le Discours de la méthode ou dans les Meditationes de prima philosophia. La première publication contre la philosophie cartésienne (l'Admiranda methodus de Martin Schoock de 1643) met en question la methodus Cartesii et le refus cartésien de la logique. Cette critique se retrouve aussi dans les oeuvres publiées contre Descartes par Jacobus Revius et Ciriacus Lentulus entre 1648 et 1654. Après la mort de Descartes (1650) les cartésiens des Provinces-Unies furent obligés de démontrer qu'on pouvait reconstruire la théorie de la méthode et la logique utilisée par Descartes. Parmi les intervenants dans ce débat on peut compter Johann Clauberg (Defensio cartesiana, 1652), Daniel Lipstorp (Specimina philosophiae cartesianae, 1653) et Tobias Andreae (Assertio methodi cartesianae, 1653-1654). Clauberg, en particulier, fut aussi l'auteur de la première logique s'inspirant des oeuvres de Descartes : la Logica vetus et nova (1654 et 1658). L'étude de la methodus cartesiana nous a portés d'une part à reconstruire la genèse et l'articulation du débat autour de la méthode de Descartes, de l'autre à mettre en évidence les développements essentiels, internes au cartésianisme, qui accompagnent cette discussion. Les limites chronologiques de la recherche sont la publication de l'Admiranda methodus de M. Schoock (1643) et la mort de Clauberg (1665).

  • Titre traduit

    ˜The œdevelopment of the cartesian method in the Netherlands (1643-1665)


  • Résumé

    Our research purposes to reconstruct the debate on the methodus cartesiana that took place in the Netherlands in the period relevant to the early diffusion of Cartesianism. Among the mainly discussed questions between Cartesians and anti-Cartesians there was one relevant to the method followed by Descartes. The rejection of the traditional logic that is present in the Discours de la méthode seemed to give rise to an "epistemological gap" that could not be filled up, and Descartes' early opponents emphasized the lack of a formal instrument that could be able to prove the theses backed up in the Discours de la méthode or in the Meditationes de prima philosophia. The first publication directed against the Cartesian philosophy (Martin Schoock's Admiranda methodus of 1643) questions the methodus Cartesii and the Cartesian refusal of the logic. This criticism is also present in the works published by Jacobus Revius and Ciriacus Lentulus between 1648 and 1654. After Descartes' death (1650) the Dutch Cartesians were forced to prove that one could "reconstruct" both the method and the logic utilized by Descartes. Among those who intervened in this debate there were Johann Clauberg (Defensio cartesiana), Daniel Lipstorp (Specimina philosophiae cartesianae) and Tobias Andreae (Assertio methodi cartesianae, 1653-1654). The study of the methodus cartesiana led us both to reconstruct the genesis and the articulation of the discussion on Descartes' method, and to show the inner developments of Cartesianism that match to this discussion. The chronological limits of the research are on the one hand the publication of Schoock's Admiranda methodus (1643), on the other Clauberg's death (1665).

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (622 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 561-610. Index nominum

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : École pratique des hautes études. Service commun de la documentation, des bibliothèques et des archives.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : DOC 328

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.