Félix Gaudin (1851-1930), peintre-verrier et mosaïste

par Jean-François Luneau

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-Paul Bouillon.

Soutenue en 2002

à Clermont-Ferrand 2 .


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  • Titre traduit

    Felix Gaudin (1851-1930), stained glass painter and mosaicist


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  • Résumé

    Félix Gaudin naît en 1851 à Paris. Brillant élève en lettres classiques, féru de photographie, il est influencé par son oncle Félix Narjoux, disciple de Viollet-le-Duc. Officier d'artillerie, il reprend en 1879 une manufacture de vitrail de Clermont-Ferrand, fondée en 1835 par Emile Thibaud, puis gérée par ses successeurs Charles des Granges et Louis de Carbonnel. Dirigeant douze employés, il s'occupe surtout de la vente des vitraux, use de la publicité, participe à des expositions artistiques ou industrielles et recrute des représentants parisiens. Le stock de cartons, richesse de l'atelier, induit une production routinière destinée à une clientèle religieuse. Pour y remédier, Gaudin engage des cartonniers extérieurs, Louis Steinheil ou Eugène Grasset. En 1890, il rachète à Paris le fonds d'Eugène Oudinot, dont la clientèle est constituée des architectes des Monuments historiques et des architectes diocésains. D'après les cartons de Grasset, Luc-Olivier Merson, Victor Tardieu ou Raphaël Freida, il crée des vitraux en usant des verres anglais et américains, les expédie aux Etats-Unis et en Amérique du sud. Sa présence aux Expositions universelles, ses collaborateurs de choix et les commandes pour des édifices publics le rendent célèbre. En 1900, il est élu président de la Chambre syndicale des Peintres-Verriers français. Cet atelier de six ouvriers à la gestion souple lui permet de franchir la crise de 1905. En 1909, il vend le fonds à son fils Jean qui poursuit l'essor international de la maison et développe l'activité mosaïque. Pendant sa retraite, il travaille encore à l'atelier, s'occupe des restaurations et remplace son fils malade entre 1914 et 1920. Il donne des conférences sur l'histoire du vitrail et publie un ouvrage de synthèse. Il meurt en 1930. L'analyse de l'oeuvre, d'après un catalogue de 1300 numéros, est précédée de l'étude de son entreprise. Sa carrière est confrontée à l'évolution économique du milieu des peintres-verriers français de son époque

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Informations

  • Détails : 6 vol. (651 p., 62 f., 980 p., 643 f. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.433-442. Index

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