L'autostimulation sensorielle : un modéle animal de recherche de sensations ? Relations avec les différences individuelles de réponses aux drogues et implications de la neurotransmission dopaminergique

par Stépanie Lamarque

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et médicales. Neurosciences et neuropharmacologie

Sous la direction de Hervé Simon.

Soutenue en 2002

à Bordeaux 2 .


  • Résumé

    La drogue a le plus souvent été au centre de l'étude neurobiologique des addictions. Toutefois, l'importance du processus addictif et de l'individu ne semble plus ignorée. L'existence d'une relation entre différents types d'addictions et des scores élevés sur l'échelle de recherche de sensations a clairement été montrée. C'est pourquoi, notre premier objectif a été de mettre au point un modèle de recherche de sensations chez l'animal. Ce modèle animal repose sur l'étude du comportement d'autostimulation sensorielle chez le rat. L'appui sur un levier produit une brève stimulation lumineuse. Dans ces conditions, l'existence de différences individuelles entre les animaux a permis de définir deux sous-populations : les rats "High Sensation Seekers (High SS) présentant une autostimulation intense par rapport aux "Low Sensation Seekers" (Low SS) qui s'autostimulent peu. La fiabilité test-retest de ce trait a été contrôlée. Ce trait est associé, d'une part, à la sensibilisation comportementale induite par des injections répétées d'amphétamine, dont le rôle est essentiel dans le processus addictif, et d'autre part, à l'autoadministration intraveineuse de cocaïne. En effet, la sensibilisation de la réponse locomotrice à l'amphétamine est beaucoup plus importante chez les rats High SS. De plus, ces animaux développent le comportement d'autoadministration plus rapidement ; en phase de maintien, ils font preuve d'une motivation plus importante pour obtenir la drogue et enfin, en phase de réinstallation du comportement, (après extinction), leur comportement de recherche de drogue est plus intense. L'approche pharmacologique utilisée a montré que ce comportement est dopamino-dépendant et que le signal dopaminergique mobilise chez les rats High SS les récepteurs D1, D2 et D4. De plus, le noyau accumbens-structure clé dans les processus de renforcement-et les récepteurs D1 présents dans cette structure, jouent un rôle prépondérant dans l'expression de ce comportement.


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Informations

  • Détails : 211 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : bibliogr. 468 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque des Sciences du Vivant et de la Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : CMTB 2002-996
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