La forme des villes dans l'oeuvre de Julien Gracq

par Isabelle Roulland

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Francine Dugast-Portes.

Soutenue en 2001

à Rennes 2 .


  • Résumé

    The polysemy ot he word " form " guides this analysis of imaginary and real towns in Julien Gracq's works. The organization of the descriptions enables us to examine the emergence of the form of towns. The senses play a part in the composition of places that lines put into shape. A web of contrasts and tensions appears and as well as colours and lights, reigns conflict. The lyricism of towns also contributes to the absence of reality of the setting. The descriptions are subjective and a personal vision transforms the referential spaces. The writing gives rise to the towns. The imaginary places are based on the combination of memory and imagination, leading on the unusual territories. The artistic and literary references are involved in this absence of reality. As regards the presence of human beings, it depends on the narrator's itineraries save for some scattered faces, such as Vanessa's ,few of them appear among the crowd. The narrator's quest prevails and expresses the ability of towns to form a personality. However the destiny of these settings belongs to history and the devastating effects of time. A parable of destruction shows damaged places to which Nantes stands up, protected against the passing of time. The settings, sometimes fantastic, contains death signs, to a lesser extent in Nantes. The anthropomorphic representation of the towns, anaemic forms, emphasizes the tragic aspect of these organisms which are defaced by modernism and war. An urban mythology is built thus.

  • Titre traduit

    The form of towns in Julien Gracq's works


  • Résumé

    La polysémie du mot "forme" dirige cette analyse des villes fictives et réelles décrites dans l'oeuvre de Julien Gracq. L'organisation des descriptions permet d'observer l'émergence de la forme des villes. La sensorialité intervient dans la composition des lieux que les lignes structurent. Un réseau de contrastes et de tensions se dévoile et, de même que les couleurs et les lumières, les règnes s'opposent. Le lyrisme des villes contribue de plus aux effets de déréalisation du décor. Les descriptions sont subjectives et une vision personnelle métamorphose les espaces référentiels. L'écriture suscite les villes. L'imaginaire des lieux repose sur la mémoire et l'imagination unies, ouvrant sur des territoires insolites. Les références artistiques et littéraires participent à cette déréalisation. Quant à la présence des êtres humains, elle dépend des parcours du narrateur mais hormis quelques figures éparses, telle Vanessa, peu de visages apparaissent parmi la foule. La quête du narrateur domine et exprime la capacité des villes à former une personnalité. Cependant le destin de ces paysages appartient à l'histoire et au temps destructeur. Une parabole de l'anéantissement montre des espaces dégradés auxquels s'oppose Nantes que le flux du temps préserve. Le décor parfois fantastique contient des signes de mort, dans une moindre mesure à Nantes. La représentation anthropomorphique des villes, formes exsangues, accentue la dimension tragique de ces organismes également défigurés par le modernisme et la guerre. Une mythologie urbaine est ainsi construite.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2005 par Atelier national de reproduction des thèses à Lille

La forme des villes dans l'oeuvre de Julien Gracq


Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (482 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 468-482

Où se trouve cette thèse ?