Le Facteur de terminaison de la traduction eRF3 et les protéines de liaison aux ARNm polyadénylés : liens structuraux et fonctionnels

par Bertrand Cosson

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Michel Philippe.

Soutenue en 2001

à Rennes 1 .


  • Résumé

    Du gène à la protéine, l'étude des régulations de l'expression des gènes n'a fait que mieux révéler la complexité du monde eucaryote. Les mécanismes post transcriptionnels ont un rôle fondamental indiscutable. Une queue poly(A) est mise en place à l'extrémité de presque tous les ARNm après transcription. Elle joue un rôle important dans le contrôle de la stabilité et de la traduction des ARNm. C'est par la famille des protéines de liaison à la queue poly(A) (PABP) que la queue poly(A) intervient dans l'expression génique. Nous avons montré chez la levure que la PABP n'intervient pas seulement dans l'initiation de la traduction mais aussi dans la dernière étape de la synthèse protéique via son interaction avec le facteur de terminaison de la traduction eRF3. La PABP interagit in vivo avec eRF3 chez les eucaryotes, de la levure à l'homme, suggérant que la fonction associée à cette interaction dans la terminaison de la traduction est conservée. Nous avons caractérisé une nouvelle PABP de classe I chez le Xénope, appelée ePABP pour PABP embryonnaire. EPABP est capable de substituer fonctionnellement le gène levure PAB1. L'analyse du profil d'expression des protéines PABP de Xenope (ePABP et PABP1) au cours du développement précoce et dans les tissus adultes révèle une expression différente pour ces deux protéines. Nous proposons différents rôles clefs que peuvent jouer ces protéines dans la régulation de l'expression des gènes au cours du développement. La surproduction du facteur de terminaison eRF3 seul dans des cellules humaines en culture est sans effet sur la terminaison, mais elle modifie l'abondance de certains ARNm. L'effet de la surexpression d'eRF3 est différent en fonction du promoteur, suggérant un rôle d'eRF3 via la transcription ou un mécanisme couplé. De plus, nos analyses de localisation d'eRF3 n'ont pas permis de détecter cette protéine dans le noyau, suggérant que l'effet d'eRF3 est cytoplasmique et donc probablement indirect.


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Informations

  • Détails : 226 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. : 536 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Accessible pour le PEB
  • Cote : TA Rennes 2001/84
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