Implication du myo-inositol dans la tolérance au sel chez Lycopersicon esculentum : : approches physiologique, moléculaire et par transformation génétique

par Stéphanie Hernandez

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de François Larher.

Soutenue en 2001

à Rennes 1 .


  • Résumé

    En réponse au stress salin, la Tomate cultivée (Lycopersicon esculentum) privilégie l'accumulation de myo-inositol pouvant atteindre, dans les feuilles apicales des variétés p73 et UC82b, 250 æmoles. G-1MS. Sur le plan cinétique, une première accumulation de myo-inositol se produit suite à l'intervention de la composante osmotique de la contrainte saline, la deuxième résultant de l'intervention du sodium lui-même. Elle a pour origine une néosynthèse dépendante des quantités de protéines inositol phosphate synthase et inositol monophosphatase permettant la synthèse du cyclitol. Outre son implication dans l'ajustement osmotique, le myo-inositol participe au transport et à la redistribution interne du sodium chez la Tomate. Ainsi, l'addition de myo-inositol exogène en présence de NaCl provoque une accumulation accrue de Na+ dans les feuilles. A contrario, la limitation par LiCl de la synthèse halodépendante de myo-inositol a pour conséquence la diminution (jusqu'à 80%) de la teneur en Na+ dans tous les organes aériens. L'identification d'un fragment d'ADNc codant un symport Na+/myo-inositol LeItr confirme l'implication du myo-inositol dans le transport de Na+. La séquence protéique correspondant à ce fragment présente une identité forte et un profil d'expression identique au symport MItr2 de Mesembryanthemum crystallinum, supposant que LeItr est le gène homologue de MItr2. Itr serait localisée au niveau de la membrane de la vacuole permettant la sortie de Na+. Le fractionnement subcellulaire de feuilles montrent que du myo-inositol est présent dans la vacuole en situation de forte contrainte saline. Le système Itr pourrait constituer chez la Tomate un mécanisme de détoxification du sodium à l'échelle de la plante en privilégiant le "déchargement" de Na+ des feuilles aux dépens de la tige. La transformation de la Tomate par l'introduction de gènes codant l'inositol monophosphatase a conduit à l'enrichissement des tissus en myo-inositol. Bien que cette teneur ne soit pas accrue en présence de sel les transformants accumulent trois fois moins de Na+ dans leurs feuilles que les plantes sauvages ce qui pourrait résulter de la stimulation par le myo-inositol en excès du système Itr.


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Informations

  • Détails : 111 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. : 157 p.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TA Rennes 2001/112
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