Evaluation de stratégies de réduction des complications vasculaires de la grossesse basées sur la prescription d'aspirine à faible dose chez les femmes enceintes nullipares

par Damien Subtil

Thèse de doctorat en Santé publique

Sous la direction de Gérard Bréart.

Soutenue en 2001

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne) (autre partenaire) .

Le président du jury était Denis Hémon.

Le jury était composé de Denis Hémon, Sophie Alexander, Hélène Grandjean, Jean Bouyer, Serge Uzan, Gérard Bréart.

Les rapporteurs étaient Sophie Alexander, Hélène Grandjean.


  • Résumé

    Position du problème chez les femmes enceintes, la prééclampsie et le retard de croissance intra-utérin sont des causes majeures de morbidité et de mortalité maternelles et/ou fœtales. A condition d'utiliser une dose suffisante (supérieure à 75 mg) et de débuter le traitement avant 20 semaines, il a suggéré que l'aspirine à faible dose pourrait réduire l'incidence de la prééclampsie de plus de moitié. Matériel et méthode Dans le but de réduire l'incidence de la prééclampsie chez des femmes enceintes nullipares, nous avons mené une étude comprenant deux essais multicentriques randomisés et parallèles. Le premier a concerné 3294 patientes réparties par tirage au sort avant 21 semaines d'aménorrhée (SA) pour prendre quotidiennement 100 mg d'aspirine (n=1644) ou un placebo (n=1650) depuis l'inclusion jusqu'à 34 SA. L'autre essai a consisté à comparer un groupe de 1253 patientes tirées au sort pour la réalisation systématique d'un examen Doppler des artères utérines entre 22 et 24 SA- suivi de la prescription d'aspirine jusqu'à 36 SA en cas d'anomalie, avec un groupe de 617 patientes tirées au sort pour la prise d'un placebo dans le premier essai. Dans le but de mesurer l'observance des patientes du premier essai à partir d'un simple échantillon d'urines, la recherche urinaire de dérivés salicylés par chromatographie en phase gazeuse avec spectrométrie de masse (CPG/SM) a été évaluée au cours d'une étude hospitalière (27 patientes sous aspirine, 27 témoins). Résultats Aucune réduction de l'incidence de la prééclampsie n'a été mise en évidence dans ces deux essais. L'incidence des troubles hémorragiques mineurs a été augmentée dans le groupe des patientes recevant de l'aspirine. Dans le premier essai, les mesures de l'observance par l'interrogatoire, le décompte des sachets restant dans les boites ou la recherche d'acide salicylurique par CPG/SM concordaient vers des valeurs comprises entre 75 et 85 %, c'est à dire semblables aux essais antérieurs de bonne qualité concernant l'aspirine. L'étude des anomalies du spectre utérin a confirmé que la mesure S-OIS- utilisée pour dépister les nullipares à risque dans le second essai figurait parmi l'une des plus prédictives. Conclusions Même à la dose de 100 mg, la prescription systématique d'aspirine à faible dose ne permet pas de réduire la fréquence des prééclampsies chez les patientes nullipares. De plus, elle s'accompagne d'une augmentation des troubles hémorragiques qui doit être connue. Nous faisons l'hypothèse que la plupart des prééclampsies qui surviennent chez ces patientes ne relèvent pas d'un phénomène primitivement thrombotique.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (230 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. en fin de chapitres

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sud (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne). Service Commun de la Documentation. Section Médecine.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TD/2001T024
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 5389
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