Les puits dans le monde grec : recherches sur les usages profanes et religieux de l'eau souterraine

par Laure Chevalier

Thèse de doctorat en Archéologie

Sous la direction de Bernard Holtzmann.

Soutenue en 2001

à Paris 10 .


  • Résumé

    Lorsque l'eau souterraine n'apparaît pas directement à la surface du sol, le seul moyen de la rendre disponible est le creusement d'un puits. Mais, dans le monde grec, la répartition des puits n'est pas uniforme : il existe des disparités d'ordre géographique, qui résultent des conditions naturelles propres à chaque site ; de ces dernières découlent aussi l'extraordinaire variété des techniques de construction adoptées pour les puits et celle des usages de l'eau. L'étude architecturale des aménagements, qui est envisagée dans la première partie, montre que les entrepreneurs ont su exploiter les nombreuses possibilités qui s'offraient à eux avec autant d'ingéniosité que de fantaisie. Non seulement les solutions retenues pour accroître le rendement, pour consolider ou étancher les parois sont diverses, mais des aménagements exceptionnels sont également construits (puits avec escalier autorisant l'accès à l'eau, puits à couverture voûtée,. . . ). La deuxième partie est consacrée à l'exploitation des puits, suivant les différentes formes d'occupation du sol et l'organisation politique des cités. Veiller à ce que chaque citoyen reçoive sa part d'eau potable apparaît comme une priorité : toutes les dispositions sont prises pour satisfaire à cette exigence. Qu'il soit creusé sur la voie publique ou bien sur un terrain privé, le puits exploite toujours un bien commun - la nappe phréatique -, en sorte qu'il est soumis à des règles rigoureuses (lois visant à préserver la salubrité de l'eau ou à limiter le tarissement de la nappe, servitudes de puisage). Parce qu'il offre un accès à l'eau souterraine, «l'eau primordiale» - qui soigne, inspire et féconde -, le puits est aussi un dispositif cultuel. La troisième partie concerne aussi bien le problème de la désignation du puits sacré en grec ancien que les cultes où l'eau souterraine apparaît comme une composante fondamentale.

  • Titre traduit

    Wells in the greek world : researchs on profane and sacred uses of ground water


  • Résumé

    When groundwater doesn't appear naturally at the surface, the only way to exploit it is to sink a well. In the Greek world, distribution of wells is not regular : it depends on the natural resources of each site. Variations in physical conditions (climate and geology) lead to a diversity of techniques and uses. The architectural study, wich occurs in the first part, reveals that most diggers were able to exploit the numerous possibilities that were given to them with ingenious solutions. Apart from the diversity of solutions to line the well shaft, to make the walls (or bottom) watertight and to increase the yield, there were also exceptionnal wells (shaft with degrees leading to the water, well with vaulting roof,. . . ). The second part is devoted to exploitation of wells, according to the topographical context and the political organization in the cities. "No one may be prevented from access to drinking water" seems to have been a fundamental principle of Greek poleis : they made the necessary arrangements to succeed. In any case, even if it was established on a private land, it seems that the well was under the control of the city, since the water sheet was a common property. Therefore, rules concerning the use of a well had to be severe (regulations laid down that wells were to be kept clean ; other ones limited the drawing of water - otherwise, it would not have been possible to safeguard such resources from being polluted and drained -, and rights of drawing "servitudes"). As the well is an access to the groundwater - the prime water which was thought to come from the Earth -, it can be also a sacred installation. The third part deals with the problem of the designation of sacred wells in ancient greek, and the different cults in which groundwater played a significant role.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 3 vol. (711 f. -[124] f. de pl.)
  • Notes : Thèse non corrigée
  • Annexes : Bibliogr. f. 323-339

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T 01 PA10-205 (1-3)
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.