Les "petites propositions" en français contemporain : syntaxe et interprétation

par Jaiho Leem

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Françoise Kerleroux.

Soutenue en 2001

à Paris 10 .


  • Résumé

    Cette thèse concerne un certain nombre de problèmes touchant les "petites propositions" en français contemporain. Les conclusions de notre étude menée dans le cadre théorique de la "théorie spatiale de la syntaxe" sont entre autres les suivantes (I) La phrase n'est pas par définition verbale : elle peut être non seulement verbale, mais aussi nominale (S --> GNGV ou GN-GPréd (Préd est non verbal)). (II) La petite proposition n'est rien d'autre que la phrase nominale. Celle-ci peut apparaître sous la forme indépendante dans un contexte spécifique tel qu'un titre d'article du journal, et dans ce cas, elle s'organise dans le domaine syntaxique Sn(ominal). La phrase nominale peut occuper aussi la position syntaxique réservée au complément du verbe (la phrase nominale peut occuper soit la position GN du complément proche du verbe soit la position Sn du complément éloigné du verbe) ou la position GN du complément de la préposition avec dans la construction absolue introduite par cette préposition. Pourtant, la phrase nominale ne peut occuper la position de sujet d'une phrase. (III) Lorsque la position de sujet de la petite proposition est vide, la copule peut se présenter optionnellement dans cette position. C'est un élément redondant, mais son apparition peut produire un effet sémantique. (IV) Le manque du temps autonome dans la petite proposition est la conséquence de l'absence de la position GV dans la forme de la phrase nominale. Dépourvue de forme temporelle du verbe, la petite proposition est associée à l'interprétation "purement" prédicative. L'interprétation prédicative associée à la petite proposition est la propriété domaniale de S ou GN réalisée avec le concours des membres de ce domaine qui sont juxtaposés. (V) Il y a des constructions qui sont associées à l'interprétation prédicative sans constituer une unité syntaxique (ex. Le système de complémentation appelé par le verbe trouver). Ces constructions s'organisent dans un "domaine syntaxique purement domanial".

  • Titre traduit

    Small clauses in contemporary French : syntax and interpretation


  • Résumé

    This dissertation is concerned with small clauses in contemporary French. The conclusions of our study in the framework of the `spatial theory of syntax' are among other things as follows :(I) The sentence is not verbal by definition : it can be verbal, but nominal as well (i. E. S --> NP-VP or NP-Pred(icate)P (Pred is not verbal)). (II) Small clauses are nominal sentences. They can occur as independent clauses in specific contexts such as newspaper headlines or rudimentary speech, and in this case, they are organized in the Sn(ominal) syntactic domain. Also, nominal sentenses can occupy the verb complement position (more precisely, they can occupy either verb 'near complement' position (NP), or verb `distant complement' position (Sn}) and the complement position of the preposition avec (NP) in the absolute construction introduced by this preposition. On the other hand, nominal sentences cannot occupy the subject position of a sentence. (III) When the subject position of a small clause is empty, the copula may fill this position. It is a redundant element, but its presence can produce a semantic effet. (IV) The absence of the autonomous tense in small clauses is a consequence of the lack of the VP position in the structure of nominal sentences. This is why small clauses are associated with a “purely” predicative interpretation. As for the predicative interpretation associated with small clauses, it is the property of the domain S or NP achieved by the members of this domain which constitute the structural order of juxtaposition. (V) The agreement observed in small clauses is the morphological form marking the predication relation between two members of small clauses, subject and predicate. (VI) There are constructions associated with the predicative interpretation which don't form a constituent (e. G. The complement structure of the verb trouver). These constructions are organized in the “purely domanial syntactic domain”.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (314 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 300-314

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 01 PA10-39
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.