Analyse des causes de l'inflation en Iran (1971-1991)
| Auteur / Autrice : | Shahzad Broumand-Jazi |
| Direction : | Jean-Marie Vincent |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Économie |
| Date : | Soutenance en 2001 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
Mots clés
Résumé
L'inflation et le chômage demeurent de nos jours des problèmes majeurs au centre des préoccupations des économistes contemporains tant dans les pays industriels que dans les PVD. En Iran aussi les tensions inflationnistes restent depuis le premier choc pétrolier de 1973, comme un problème préoccupant. Quant au chômage, il s'est développé à partir de 1985. Ce travail a pour objectif d'étudier les causes de l'inflation en Iran durant la période de 1971-1991. On peut s'interroger sur la nature de l'inflation en Iran, mais compte tenu de l'interdépendance de tous les éléments du système économique, il est vraiment délicat de retenir l'un d'entre eux comme source unique de cette inflation. Dans l'analyse des causes, on voit qu'avant la révolution islamique de 1979, l'injection d'une quantité additionnelle de monnaie provenant de la hausse du prix du pétrole en 1973 s'est traduit par une hausse des revenus, qui ont naturellement à leur tour déterminé un accroissement de la demande effective, alors que l'offre de biens demeure constante sur le marché national. Mais une offre extérieure sous forme d'une hausse des importations a annulé toute distorsion entre l'offre et la demande sans pourtant juguler l'inflation ; elle a même contribué à renforcer la tension déjà créée. La pression des prix à l'importation a fait augmenter les coût de production. Le phénomène a affecté soit les matières premières, soit les produits semi-finis et même ceux destinés à la consommation. Dans les années suivant la révolution islamique, l’État est demeuré le principal facteur de l'inflation car, en raison de la guerre et du boycott économique, il s'est trouvé en situation en situation de déficit budgétaire. Il emprunta au système bancaire et l'accroissement de liquidité qui en résulta se traduisit par les tensions inflationnistes.