Etude de populations lymphocytaires tγð exprimant un répertoire restreint

par Valérie Gallois

Thèse de doctorat en Immunologie

Sous la direction de Michel Seman.

Soutenue en 2001

à Paris 7 .


  • Résumé

    L'analyse des réarrangements y dans des clones c(13 développés au laboratoire a permis de dresser un bilan de leur fréquence et leur nature, et de rechercher une éventuelle corrélation entre la fonctionnalité de ces réarrangements et leur expression. Nous avons montré par southern blot que le gène Vy2 est toujours réarrangé dans les cellules afl, le gène Vy4 l'est dans 71% des cas tandis que le gène Vyl l'est seulement dans 35% des cas. L'étude de l'expression des ARNm des TCRy par northem blot a suggéré un haut niveau d'expression des gènes Vyl et Vy2. L'expression du gène Vy4 ne peut être détectée qu'en RT-PCR, indiquant un niveau d'expression beaucoup plus faible que celui observé pour les gènes Vyl et Vy2. Ceci suggère donc l'existence d'éléments régulateurs agissant en cis. Enfin, le séquençage des transcrits y a révélé une diversité jonctionnelle N et/ou P dans la plupart des transcrits. Cette étude a aussi confirmé que la règle de l'exclusion allélique est respectée puisque seulement un seul des deux réarrangements y est fonctionnel. La caractérisation des dETC chez la souris a démontré l'existence d'une population Vyl minoritaire au sein de l'épiderme. L'étude du répertoire de cette population Vyl chez deux souches de souris congéniques, l'une d'haplotype yA, l'autre yB, a montré que ce répertoire est restreint. Les réarrangements Vyl-44 ne présentent aucune diversité jonctionnelle. De plus, ce répertoire n'est pas influencé par le polymorphisme allélique du gène Vyl. L'introduction d'un transgène chez des souris C57BL/6 augmente le pourcentage de cellules Vy1+ au niveau de l'épiderme. Ceci confirme que les cellules Vyl peuvent effectivement coloniser l'épiderme des souris mais restent une population minoritaire parmi les dETC. Chez la souris, il existe au sein de l'épiderme une population de dETC majoritaire, exprimant un TCR Vy5-V81 invariant. Nous avons montré que ces cellules meurent par apoptose au court d'un traitement carcinogène par le DMBA/TPA chez des souris sélectionnées pour leur susceptibilité à ce traitement (souris Car-S), au moment où apparaissent les premiers papillomes. Ce phénomène est lié à l'expression de FasL au sein de la peau des souris Car-S. Aucune expression de FasL ni d'apoptose n'a été détectée dans l'épiderme des souris résistantes Car-R. A l'arrêt du traitement carcinogène, la population Vy5+ est reconstituée et l'expression de FasL disparaît. Nous avons aussi montré que les souris BALB/c et C57BL/6 n'exprimant pas de cellules y8 ne sont pas plus sensibles au traitement carcinogène que les souris BALB/c et C57BL/6 normales. Le rôle des dETC Vy5+ dans ce modèle est discuté. Enfin, l'étude de l'activation de PBMC frais humains par différentes molécules synthétiques a permis de démontrer que des molécules contenant un groupement phosphonate sont activatrices à des doses parfois inférieures à celles classiquement utilisées avec l'isopentényle phosphate. L'analyse du phénotype des cellules activées a révélé qu'il s'agissait des même cellules T Vy9+ que celles activées par des ligands phosphatés lors d'infections par exemple.


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Informations

  • Détails : 1 vol. ([269] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 204-251

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TS (2001) 267
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