Le mythe et le culte de Maria Lionza au Vénézuéla

par Blanca Luz Cubillan Gurmeitte

Thèse de doctorat en Lettres, sciences humaines et sociales

Sous la direction de Patrick Deshayes.

Soutenue en 2001

à Paris 7 .


  • Résumé

    Ce travail s'est appuyé sur l'étude du mythe et du culte de la Reine Maria Lionza au Venezuela, ce culte étant très important parmi les expressions religieuses populaires du peuple vénézuélien. Il est difficile d'établir les origines du mythe et du culte étant donné les différentes versions rencontrées, des versions d'origine indienne, hispanique et noire les trois ethnies qui composent la population vénézuélienne. Dans la création du mythe fondateur du culte, ainsi que dans sa pratique, on rencontre des éléments de ces trois groupes ethniques qui font du culte un phénomène d'acculturation activant un syncrétisme entre les cérémonies de croyance officielles et les rituels des croyances magiques. Aujourd'hui le culte s'est répandu dans tout le pays et c'est la Montagne de Sorte, dans la partie centre occidentale du pays, qui en est le centre principal. Pour les adeptes du culte Maria Lionza est la reine de la nature, des richesses minérales, des arbres, des animaux et des hommes, elle est considérée comme la mère des poissons et des semences, la déesse de la fertilité des champs et des femmes. C'est aussi la déesse de l'amour et de la sensualité. Une grande variété de croyances entourent Maria Lionza. De nombreux êtres surnaturels - qu'on invoque pour résoudre des problèmes d'amour, de travail, de famille et de santé - font partie du panthéon avec diverses "cours". La cour principale est constituée par les "Trois puissances" : Maria Lionza, l'indien Guai͏̈cai͏̈puro (guerrier infatigable qui combattit les Espagnols) et le Noir Felipe (un esclave rebelle, dit-on). Parmi les rituels du culte, la transe de possession est le principal, car c'est par cette manifestation que les dieux et les esprits communiquent avec les adeptes. Le culte remplit des fonctions qui tentent de combler les vides matériels et spirituels des adeptes. Au travers du culte les adeptes cherchent à réaffirmer leur identité en tant qu'êtres humains et en tant que Vénézuéliens.


  • Résumé

    This work was based on a study of the culture of queen Maria Lionza, which is very important within the Venezuelan magical-religious manifestations. It is difficult to establish the origins of the myth and cult because of the different existing versions; like those of the aborigine, Hispanic and Black influences that make up the three groups of the Venezuelan population. Ln the creation, as well as in the practice of the myth, we find elements of these three ethnicities that make the cult a phenomenon of acculturation that evidences a syncretism between the ceremonies of official beliefs and rituals of magic beliefs. Currently, the cult has expanded throughout the national territory into the central-west of the country within the principal center known as Montana de Sorte. To Maria Lionza's followers she is the queen of nature and of all the minerals, of all the forests, of aIl the animals, and queen of all men. She is considered the mother of fishes and seeds. It is believed that Maria Lionza is also the Goddess of fertility for the fields and of all women or the Goddess of love and sensuality. The are many beliefs around Maria Lionza. Supernatural beings - that are caIled upon to solve diverse types of problems such as a lack of affection, unemployment, relatives and health - are the pantheon with his "courts". The principal court of the culIt is made up of the "Three potencies": Maria Lionza, the Chief Guaicaipuro (a strong warrior that fought fiercely against the Spanish conquerors) and the Negro Felipe (who is said to have been a rebellious slave). Among the rituals of the cult, the trance of possession is the most important. It is through this manifestation that the divinities and spirits talk to the cult followers. Cult performs the fonction of an attempt to fill the followers' material and spiritual emptiness up. By the worship the followers aim to reaffirm their identities, as human beings and as Venezuelans.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 294 p.
  • Notes : Reproduction autorisée par le jury
  • Annexes : 225 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2001) 086

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 7132
  • Bibliothèque : Médiathèque du musée du quai Branly - Jacques Chirac.
  • PEB soumis à condition
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.