La Fonction de liaison et la logique de la culpabilité dans l'acte criminel : Etude des processus psychiques inconscients chez des hommes devenus meurtriers après ruptures affectives

par James Parmentier

Thèse de doctorat en Lettres, sciences humaines et sociales

Sous la direction de Paul-Laurent Assoun.

Soutenue en 2001

à Paris 7 .


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  • Résumé

    Ce travail porte sur la signification inconsciente du passage à l'acte criminel après ruptures affectives (séparation conjugale, déception amoureuse). Il interroge plus précisément l'existence d'un lien entre rupture affective et acte criminel. Quelle est la fonction du crime au niveau de ce lien ? Quelle est la logique à la base de ce lien ? La clinique a été menée en milieu pénitentiaire et elle s'appuie sur des entretiens. Nous avons repéré chez ces criminels l'existence d'une forte affectivité fantasmatique, laquelle montre une relation avec l'acte criminel. L'approche s'est effectuée à partir du dénominateur commun entre la fiction et le passage à l'acte réel. Nous nous sommes appuyés sur l'œuvre littéraire pour mettre en évidence les processus opérant dans l'acte imaginaire. Ceci a permis de saisir, par le biais de l'activité fantasmatique, le sens de l'acte réel qui se présente dans un prolongement de cette dernière. A la base de ce prolongement demeure un surinvestissement narcissique. Il apparaît alors que l'acte criminel assure la fonction de lier l'afflux d'excitations provoqué lors de la rupture affective et où se satisfait un plaisir auto-érotique. La base de ces ruptures affectives est une logique inconsciente de la culpabilité, logique qui amène ainsi à des séparations conjugales, à des déceptions amoureuses, dans lesquelles se satisfait un plaisir punitif. Il s'agit d'une liaison incestueuse au père trop aimé qui mène dans une jouissance masochiste mortifère, de laquelle il n'est possible de s'extraire que par l'acte criminel. (. . . )Ce travail porte sur la signification inconsciente du passage à l'acte criminel après ruptures affectives (séparation conjugale, déception amoureuse). Il interroge plus précisément l'existence d'un lien entre rupture affective et acte criminel. Quelle est la fonction du crime au niveau de ce lien ? Quelle est la logique à la base de ce lien ? La clinique a été menée en milieu pénitentiaire et elle s'appuie sur des entretiens. Nous avons repéré chez ces criminels l'existence d'une forte affectivité fantasmatique, laquelle montre une relation avec l'acte criminel. L'approche s'est effectuée à partir du dénominateur commun entre la fiction et le passage à l'acte réel. Nous nous sommes appuyés sur l'œuvre littéraire pour mettre en évidence les processus opérant dans l'acte imaginaire. Ceci a permis de saisir, par le biais de l'activité fantasmatique, le sens de l'acte réel qui se présente dans un prolongement de cette dernière. A la base de ce prolongement demeure un surinvestissement narcissique. Il apparaît alors que l'acte criminel assure la fonction de lier l'afflux d'excitations provoqué lors de la rupture affective et où se satisfait un plaisir auto-érotique. La base de ces ruptures affectives est une logique inconsciente de la culpabilité, logique qui amène ainsi à des séparations conjugales, à des déceptions amoureuses, dans lesquelles se satisfait un plaisir punitif. Il s'agit d'une liaison incestueuse au père trop aimé qui mène dans une jouissance masochiste mortifère, de laquelle il n'est possible de s'extraire que par l'acte criminel. (. . . )

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Informations

  • Détails : 195 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2001) 026
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