Kay Boyle et la "Révolution du mot" : romans et nouvelles de l'entre-deux-guerres

par Florence Sapinart

Thèse de doctorat en Lettres

Sous la direction de Claire Bruyère.

Soutenue en 2001

à Paris 7 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour but de montrer que Kay Boyle, femme écrivain moderniste que l'on peut associer à la "génération perdue", a pris part à la révolution littéraire des années 20. En Juin 1929, Kay Boyle signait le manifeste de transition intitulé la "Révolution du mot". On gardera en mémoire les déclarations de cette Proclamation dans notre approche de l'æuvre : les romans et nouvelles de l'entre-deux-guerres. La Première Partie sera consacrée à la représentation du désordre, thème central chez l'auteur. On verra qu'un grand bouleversement de l'ordre établi est mis en scène dans ses récits : contestation des valeurs familiales traditionnelles (chapitre 1), des institutions (chapitre 2), crise du sujet (chapitre 3). Dans la Deuxième Partie, on examinera la construction de l'univers du récit, d'abord dans les nouvelles (chapitre 1), puis dans les romans (chapitre 2). Différents effets de discontinuité, plus ou moins forts, qui affectent les données de la représentation et modifient les relations que le lecteur entretenait jusqu'alors avec la fiction, seront observés. C'est enfin le pouvoir créateur du langage qui retiendra notre attention dans la Troisième Partie. À partir d'une réflexion sur les mots, on essaiera de percer la magie des images (chapitre 1). On s'intéressera ensuite aux symboles et à l'intrusion du grotesque, qui font surgir devant nous un monde fabuleux (chapitre 2). On espère ainsi montrer que l'écriture boylienne, dans l'entre-deux guerres, est en rupture avec les idéologies dominantes du XIXème siècle. Si elle n'est pas la plus rebelle des modernistes, Kay Boyle a de toute évidence participé à la "Révolution du Mot". Dans la Conclusion, on essaiera de comprendre pourquoi elle est aujourd'hui tenue en marge du canon littéraire.


  • Résumé

    This dissertation has for purpose to show that Kay Boyle, a woman modernist writer who can be associated with the "Lost Generation", took part in the literary revolution during the 1920s. In June 1929, Kay Boyle signed the "Revolution of the World", a provocative twelve-point manifesto from "Transition" magazine, which we will keep in mind in our study of the author's novel and short stories during the interwar period. Part One focuses on the disintegration of traditional familial values (chapter 1), of society at large (chapter 2), and of the self (chapter 3). Part Two concentrates on different aspects of discontinuity in the narrative structure of the short stories (chapter 1) and novels (chapter 2); some innovative techniques, which transform the way of representing reality and are sometimes disturbing for the reader, will be examined. Part Three finally explores the creative power of language. After the "hallucination of the world", it is the magic of the images which will draw our attention (chapter1), then the use of symbols and the grotesque, which participate in the creation of a "fabulous world" (chapter 2). In conclusion, we will try to understand why Kay Boyle's work, which contributed to the "Revolution of the World", fitting both the content and stylistic expectations of modernism, has not received today the attention it deserves.

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Informations

  • Détails : 461 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2001) 021

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 5451
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