Variants de developpement et evolution chez les nematodes : etudes sur la chiralite de p11/12 et sur le lignage des cellules precurseurs de la vulve

par Marie Delattre

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de MARIE-ANNE FELIX.

Soutenue en 2001

à Paris 6 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Une question fondamentale de la biologie evolutive est de comprendre comment le developpement des organismes change au cours de l'evolution, engendrant la diversite des formes du vivant. Les nematodes presentent de nombreux avantages experimentaux et une grande diversite de mecanismes de developpement entre especes, analysables a l'echelle de la cellule. J'ai d'abord etudie l'evolution de la chiralite des cellules p11 et p12 chez les nematodes. Ces deux cellules, symetriques droite/gauche a l'eclosion des larves, migrent et s'alignent le long de l'axe antero/posterieur au cours du premier stade larvaire, puis adoptent deux destinees differentes (p11 anterieure et p12 posterieure). Je montre que dans les especes observees, l'orientation de la migration des cellules est aleatoire, biaisee dans un sens ou dans l'autre, mais jamais fixee. Chez caenorhabditis elegans, je montre le biais de migration est aboli en absence de la cellule y. De plus, le controle du biais de migration des cellules est independant de l'etape de determination de la destinee des deux cellules. Dans toutes les especes observees on trouve toujours une cellule anterieure p11 et une cellule posterieure p12, ainsi la determination des cellules est un processus constant ; en revanche, la route de developpement qui y conduit est variable, au sein d'une espece (le biais) et entre especes (inversion ou perte de l'asymetrie). Dans un deuxieme temps, nous avons recherche s'il existait un polymorphisme de developpement dans les populations naturelles de nematodes. Le lignage des cellules precurseurs de la vulve entre especes proches appartenant au meme genre et entre differentes populations de la meme espece a ete analyse. Le lignage des cellules qui forment la vulve est tres constant et les quelques rares erreurs de developpement observees confirment l'existence d'une pression de selection operant sur ce caractere. A l'inverse, le lignage de certaines des cellules qui ne participent pas a la formation de la vulve est extremement variable. Les variations observees entre especes pourraient notamment etre la consequence de la fixation du polymorphisme intraspecifique decele. Dans l'espece oscheius sp. 1, une analyse genetique entre populations, prises deux a deux, montre que plusieurs loci sont impliques dans les differences de lignage et qu'au moins un d'entre eux a un effet relativement fort sur le phenotype.


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Informations

  • Détails : 256 p.
  • Annexes : 243 ref.

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  • Bibliothèque : Université Pierre et Marie Curie. Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie. Section Biologie-Chimie-Physique Recherche.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : PMC RT P6 2001
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