Les symboles dans l'oeuvre de Gabriel García Márquez

par Caroline Lepage

Thèse de doctorat en Littérature colombienne

Sous la direction de Claude Fell.

Soutenue en 2001

à Paris 3 .


  • Résumé

    Si le symbole peut exercer la fonction de n'importe laquelle des figures de rhétorique consistant en un transfert de sens par substitution analogique, il est surtout beaucoup plus que cela : son champ de fonctionnement et de signification recouvre, dans les liens essentiels qu'il entretient avec le mythe, ce que chacun renferme de plus intime dans ses rapports avec la communauté et surtout avec lui-même. De fait, une lecture de l'oeuvre de García Márquez guidée par le décryptage des symboles qu'elle recèle (c'est-à-dire des symboles puisés dans un réceptacle de références collectives à la portée souvent uiverselle mais également de ceux qu'elle a elle-même inventé pour exprimer sa singularité), peut nous mettre sur la voie de ce qui constitue les fondements de son imaginaire. En particulier pour expliquer le contraste entre une créativité foisonnante et heureuse qui fait considérer le prix Nobel de littérature 1982 comme un véritable écrivain-magicien et, paradoxalement, l'omniprésence systématique de la thématique de la mort qui, ayant raison de tout ce qui constitue le "personnel du rom n", finit toujours plus ou moins (dans les premiers contes au même titre que dans des textes plus récents) par anéantir ce qui a été créé. . . Laissant le lecteur face à un univers en partie dévasté. . .

  • Titre traduit

    Symbols in the works of Gabriel García Márquez


  • Résumé

    Beyond the fact that symbol can be used as many of the rhetorical figures consisting of a meaning transfer by analogical substitution, it is mostly more than this : through its essential bonds with the myth, its functioning and sense field covers what is most intimate in our relationships with both ourselves and the others. Indeed, reading the works of García Márquez with the idea of decoding its symbols (extra ted from collective references as much as made to express a personality), can help us to find out the roots of his imaginary. Espacially to explain the difference between a cheerfull and proliferating inventiveness and paradoxically the omnipresence of death, always ending by ruining every creation and creature (in the early short stories as much as in the recent books) and leaving the reader in front of a partly devastated universe. . .

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Informations

  • Détails : 522 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 487-519. Index

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